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On se mobilise aussi en Polynésie pour soutenir les parents nigérians

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Chantal Spitz lance le mouvement de soutien aux jeunes filles nigérianes enlevées le 14 avril et le 5 mai derniers. ©CHANTAL T. SPITZ
Alors qu'à l'international, de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer l'enlèvement de plus de 200 jeunes nigérianes, en Polynésie aussi on montre son indignation.
276 lycéennes ont été enlevées le 14 avril dernier dans leur établissement scolaire par la secte Boko Haram.
L’enlèvement de ces filles âgées de 12 à 18 ans a scandalisé le monde entier.
Et depuis quelques jours, un hashtag, « Bring back Our Girls », littéralement rendez nous nos filles, circule sur le site de micro blogging twitter.
De nombreuses personnalités dont la garde des Sceaux Christiane Taubira, Michelle Obama, la femme du président américain se mobilisent.
Elles se font photographier avec une pancarte portant cette inscription.
A Huahine, des familles de Maeva ont décidé de réagir et ont posté des photos sur Facebook.

              
bring back our girls en polynésie
Maeva se mobilise ©CHANTAL T. SPITZ


L’écrivain, Chantal Spitz, habitante de Huahine, a raconté à Maruki Dury, par téléphone, comment l’idée est partie…
 

Chantal Spitz #bringbackourgirls



TAUBIRA CHRISTIANE BRING BACK OUR GIRLS
La garde des Sceaux Christiane Taubira #bringbackourgirls ©Facebook/Christiane Taubira #bringbackourgirls


 

MICHELLE OBAMA BRING BACK OUR GIRLS
La première dame des Etats-Unis Michelle Obama pour #Bringbackourgirls ©FACEBOOK/MICHELLE OBAMA #bringbackourgirls



Dans une vidéo diffusée, lundi, le chef de la secte islamiste, a indiqué que les lycéennes seraient traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées" de force.
Les filles sont mises en vente pour un prix à peine supérieur à 10 euros.  




sources:
Facebook/chantalspitz
Facebook/ChristianeTaubira
Facebook/MichelleObama

Ces enlèvements sans précédent continuent de susciter l'émotion et la solidarité internationales.
Possibles "crimes contre l'humanité"
Le Conseil de sécurité de l'ONU a ainsi affirmé que ces exactions peuvent "constituer des crimes contre l'humanité". Les 15 pays membres du Conseil se disent prêts à "suivre de manière active la situation des jeunes filles enlevées et à envisager des mesures appropriées contre Bako Haram", une allusion apparente à d'éventuelles sanctions.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a par ailleurs décidé d'envoyer son représentant spécial en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, à Abuja pour proposer l'aide des Nations unies.
Des experts américains et britanniques sont de plus arrivés au Nigeria pour participer aux recherches des captives, selon l'ambassade américaine.
Des responsables américains avaient annoncé l'envoi d'une équipe composée de moins de 10 militaires, de spécialistes du département américain de la Justice et de membres du FBI.
"Une équipe d'experts britanniques qui va conseiller et aider les autorités nigerianes (...) est arrivée ce matin à Abuja", a annoncé le Forein office britannique dans un communiqué.
L'équipe britannique comprend des diplomates et des experts du ministère de la Défense. Elle "ne va pas seulement prendre en compte les récents incidents mais aussi les solutions antiterroristes à long terme, afin d'empêcher de telles attaques dans le futur, et pour vaincre Boko Haram", poursuit le texte.
La Chine et la France ont aussi proposé leur aide, à travers notamment le partage d'informations recueillies par les services de renseignements et les satellites, et l'envoi de spécialistes.
La France a commencé vendredi à envoyer du matériel, notamment d'imagerie satellitaire, selon une source diplomatique.
Interpol est "prêt à fournir aux autorités nigerianes toute aide qu'elle pourrait demander", a souligné son secrétaire général Ronald Noble.
             
Après un long silence très critiqué, le président nigerian Goodluck Jonathan a dénoncé vendredi un "enlèvement épouvantable" et assuré que son pays était "totalement engagé à retrouver ces jeunes filles". La veuve de Mandela, Graça Machel, a appelé le gouvernement nigerian et la communauté internationale à intensifier leurs efforts. Le conseiller spécial à la sécurité Sambo Dasuki et Mohammed Abubakar, le chef de la police nigeriane, se sont rendus ensemble jeudi à Chibok pour illustrer cet engagement. Le général Chris Olukolade, a assuré vendredi que l'armée nigeriane effectuait des recherches 24H/24, mobilisant deux divisions le long des frontières avec le Niger, le Tchad et le Cameroun.
       
Manifestations locales et internationales
             
Localement, le mouvement de protestation contre le gouvernement et de solidarité envers les captives se poursuivait vendredi.
Une manifestation a eu lieu dans la matinée dans le centre de Lagos, organisée par le collectif "Women for peace and justice" ("Femmes pour la paix et la justice").
Une autre manifestation, réunissant plusieurs centaines de personnes, dont des parents de lycéennes enlevées venus de Chibok, s'est produite à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno.
Une manifestation a eu aussi lieu à Londres vendredi matin en soutien aux lycéennes.
Mais les Etats-Unis et des responsables locaux, à Chibok, se sont inquiétés d'un possible transfèrement des adolescentes vers le Tchad et le Cameroun voisins pour y être vendues.
La situation a conduit le représentant spécial de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit, à appeler "toute la région à renforcer la coopération pour faire face au terrorisme. Même si le terrorisme frappe le Nigeria individuellement, c'est un fléau qui affecte toute la région", a-t-il souligné. "La clef du succès (contre le phénomène), c'est la coopération régionale".

Source AFP
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