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Les tatouages et la barbe officiellement autorisés dans la police

Les policiers peuvent officiellement depuis aujourd'hui porter la barbe (courte et soignée) et des tatouages. Annoncée en 2015, cette décision n'avait jamais été rendue applicable mais le port de ces attributs était toléré. Le piercing reste interdit. 

© CCO Manu Farrarons wikimedia / CCO Pxhere
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  • AFP/CM
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Barbe autorisée mais "courte, soignée et entretenue". Fantaisie s'abstenir. Tatouages tolérés. Les policiers adeptes d'une sage pilosité ou des séances de dermographes peuvent officiellement depuis vendredi porter barbe et tatouage, pratiques déjà largement admises au sein de la Police nationale.
             
Une note de la direction générale de la police nationale (DGPN) diffusée vendredi 12 janvier vient mettre un terme au flou réglementaire autour du port sous certaines conditions de la barbe et des tatouages, régulièrement dénoncé par les syndicats.
             
Selon le document , "la coupe de cheveux, les moustaches ou la barbe doivent demeurer courtes, soignées et entretenues, sans fantaisie, compatibles avec le port des coiffes de service".
             
Autre restriction: "le port de la barbe ou des favoris ne pourra être autorisé lors de l'utilisation des équipements spéciaux de la tenue NRBC (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique)", sauf entraînements et exercices.
             
Concernant les tatouages potentiellement visibles, comme sur les avant-bras, ils sont tolérés mais devront être masqués. Les tatouages manifestant une appartenance "à une organisation politique, syndicale, confessionnelle ou associative ou s'ils portent atteinte aux valeurs fondamentales de la Nation", restent interdits. Tout comme les piercings.
             
En 2015, la décision d'autoriser barbe et tatouages sous certaines conditions avait été prise et annoncée mais jamais mise en place. "Il y avait depuis une tolérance en fonction des chefs de service", note une source policière et parfois dans certains cas, "des pressions hiérarchiques", relève le secrétaire général de l'Unsa-Police, Philippe Capon. "Tout en gardant une présentation correcte, cela permet aux policiers d'évoluer comme le reste de la société", s'est-il félicité.

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