Dessertes abandonnées : la population des îles inquiète

transports tuamotu-gambier
Kaukura
©Polynésie la 1ère
Suite à la crise sanitaire, Air Tahiti a dû abandonner 27 destinations. Parmi elles, l'atoll de Kaukura. "Nous avons besoin d'aller à Papeete pour aller faire des courses, aller voir des médecins", confie une habitante de cette île des Tuamotu. Une situation similaire à d'autres îles de la Polynésie
Avant la crise sanitaire, l'atoll de Kaukura était desservie une fois par semaine et deux fois pendant les vacances. Mais depuis le 19 mars, plus aucun vol. Le seul moyen pour s'y rendre aujourd'hui, c'est par bateau.

Il faut prendre le vol Papeete-Arutua et affréter un bateau une fois sur place. La traversée dure 1h voire 2h selons les conditions météorologiques. Ce qui n'est pas facile pour les habitants de Kaukura. "C'est complétement anormal. La population de l'atoll est en désarroi de ne plus avoir d'avion. Nous avons besoin d'aller à Papeete pour aller faire des courses, aller voir des médecins ou les familles", confie Simonne Devies, habitante de l'île. 
 

Inquiétude pour les enfants et la santé

 
Cette situation est malheureusement commune à d'autres îles de la Polynésie française, dont les dessertes ne sont plus assurées par Air Tahiti. A Takapoto, par exemple, plusieurs élèves sont bloqués sur l'île, ils espèrent rentrer pour les vacances mais seule la goélette peut assurer un retour sur Tahiti. "Je m'inquiète surtout pour les enfants qui sont bloqués ici. Il faut vraiment trouver une solution pour ces collégiens et lycéens", explique Tehiva, habitante de cet atoll des Tuamotu.

Du côté des Marquises, à Ua Pou, la principale inquiétude pour la population reste la santé et les évasans. "Ca va être une tragédie au niveau de la santé. Il y a eu beaucoup de drame ici, déjà", souligne Yann Regnault, habitant de Ua Pou. L'économie occupe aussi les esprits des acteurs du tourisme qui ne voient pas la relance opérer de si tôt. "Ca va revenir plus cher pour nous d'aller à Tahiti, il y a beaucoup de chose à payer : le bateau, le taxi..." confie de son côté Cindy Kohumoetini, habitante de l'île.
 
©polynesie
 
Lahaina Tavaearii, présidente du comité du tourisme de Maupiti

 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live