L'Etat veut supprimer la Commission Nationale de Suivi des Conséquences des Essais Nucléaires

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Canopus nucléaire
©CAPTURE D'ÉCRAN INA
C’est une information révélée par le journal Le Canard Enchaîné : l'Etat veut supprimer la Commission Nationale de Suivi des Conséquences des Essais Nucléaires, à Paris. Il veut ainsi, avec d'autres commissions jugées "inutiles", simplifier l'action publique.
 
Par souci d’économies, le gouvernement à Paris a décidé de supprimer de nombreuses commissions et autres organismes jugés inutiles, dont la Commission nationale de suivi des conséquences des essais nucléaires, via son projet de loi de simplification de l’action publique, croît savoir le Canard enchaîné.

C’est pourtant au sein de cette Commission Nationale de Suivi des Conséquences des Essais Nucléaires que l’Etat, le Pays et les associations se réunissent pour suivre le bon fonctionnement de l’indemnisation des victimes et pour donner un avis sur la modification de la liste des maladies radio-induites ouvrant droit à indemnisation.

A Paris, la bataille pour sauver cette commission est engagée. La décision a vraiment du mal à passer auprès des vétérans du nucléaire : "Le Gouvernement se fout de notre gueule," s'indigne Jean-Luc Sans, ex-responsable de l'Association métropolitaine des Victimes des Essais Nucléaires (AVEN). Pour la députée Nicole Sanquer, son rôle est indispensable : "C'est la seule commission où les associations sont représentées et où on peut tenir un dialogue avec aussi bien le Pays que l'Etat." La députée a saisi la ministre des Outre-mer : "J'ai eu l'occasion d'échanger avec elle, après la séance des questions d'actualité et il semblerait que, elle aussi, elle soit défavorable à cette suppression."

Le Président Edouard Fritch a écrit il y a quelques jours au Premier ministre pour exprimer son désaccord. 

Le projet de loi doit être étudié le mois prochain par le Sénat et là, Lana Tetuanui a déposé un amendement pour sauver cette commission. La sénatrice considère que cette disparition va inévitablement déclencher un fort mécontentement parmi les associations polynésiennes.
 
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