Annick Girardin attendue ce soir en Polynésie

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Annick Girardin dresse le bilan de sa visite
Le gouvernement propose de réduire de 30% le nombre de parlementaires ©Polynesie1ere
La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, arrive ce 1er février en Polynésie pour une visite officielle d'une semaine. Un programme chargé l'attend avec les Accords de l'Elysée et l'application de la loi égalité réelle Outre-mer.
La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, arrive ce 1er février à 22h25, en Polynésie française pour une visite officielle d'une semaine. Elle mettra le cap dès le dimanche 2 février sur Moorea, pour une visite d'une vanilleraie et du CRIOBE, lundi 3 février.
Retour sur Tahiti dans l'après-midi pour la signature d'une convention-cadre Etat-Pays pour l'acquisition d'une vedette de sauvetage médicalisée aux Marquises et la présentation à Arue, dans le cadre du Contrat de redynamisation des sites de défense, du système de télé surveillance de la commune.

Puis place aux entretiens avec le président de l’Assemblée, Gaston Tong Sang, mais d’abord avec le président, Edouard Fritch.
 

Les dossiers prioritaires

Les discussions devraient se poursuivre sur l’accord de l’Elysée signé en mars 2017 à Paris entre l’ancien Président Hollande et le président Fritch. Accord que le président Macron s’est engagé à mettre à œuvre.
Un comité de suivi de cet accord devrait avoir lieu mercredi 5 février.
L’accord de l’Elysée prévoit des mesures liées aux conséquences des essais nucléaires et en faveur du développement économique, social et numérique de la Polynésie française.

Sept territoires dont Wallis et Futuna ont, par ailleurs, signé leurs plans de convergence et de transformation en juillet dernier à Paris.
La Polynésie n’a, à ce jour, toujours pas le sien.
Les plans de convergence sont issus de la loi égalité réelle outre-mer et du livre bleu outre-mer. Ils s’inscrivent aussi dans la trajectoire 5.0, lancée par Annick Girardin en faveur du développement durable. Sur l’objectif 0 vulnérabilité au dérèglement climatique, les attentes sont fortes. Les trois collectivités françaises du Pacifique n’ont –juridiquement- pas accès au fonds vert des Nations Unies. Elles sont aussi privées d’équivalent fonds vert depuis juillet 2017.

Les discussions engagées tout récemment au ministère de l'Outre-mer, devraient aussi se poursuivre au fenua sur la rénovation du dispositif  de continuité territoriale. Le Pays souhaite que soit prise en compte, au vu de l’éclatement géographique de la Polynésie, la continuité intérieure en matière de santé, d’e-éducation, de transports aériens et maritimes.

Sur la table également : le renouvellement pour 5 ans et non plus 3, de la convention santé-solidarité. Elle porte à la fois sur  l’accompagnement sanitaire de la République en faveur de l’amélioration des conditions de soin des cancers et sur la participation de l’Etat au financement du RSPF.

Il sera aussi question de la dépollution de Hao. La ministre avait annoncé lors de sa dernière visite en mars dernier,  5,4 milliards de Fcp de crédits dès 2020 pour les terres restant à traiter.

Au cœur des discussions encore :  la construction du centre de mémoire du nucléaire. « Le chantier est à la charge du Pays ce qui ne veut pas dire que la Polynésie ne va pas bénéficier d’autres crédits et lignes budgétaires », avait déclaré Annick Girardin en novembre 2019 à l’Assemblée Nationale, au cours de son audition devant la délégation outre-mer, lors de la présentation de son budget.

Autres dossiers polynésiens en attente :
- la rénovation et l’agrandissement de l’aéroport de Tahiti-Faa'a.
- L’aéroport de dégagement de Rangiroa. La ministre se rendra le 6 février sur l’atoll.
- La restauration de la défiscalisation pour les thoniers. Il n’y a plus d’agrément de Bercy depuis le début des années 2000.
 
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