Le sénat se souvient de la traite négrière. Une cérémonie à vivre en direct sur Réunion 1ère

histoire
10 mai au Sénat
Le sénat accueille pendant trois jours une exposition relative à la traite des esclaves en France. ©Affiche " les échos de la mémoire" Harold Gene
La traite des esclaves a été reconnue comme crime contre l'humanité par la France en 2001. C'était un 10 mai. Vendredi, Réunion 1ère propose de vivre en direct à 12h30, en présence de François Hollande, président de la République, le souvenir et l'hommage de la Nation.   
Il y a douze ans, le 10 mai 2001, le sénat adoptait en dernière lecture la loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Au delà de l'officialisation de l'existence de cette sombre page de l'histoire de la France, le texte chargeait les représentants d'associations, défendant la mémoire des esclaves, d'organiser des événements qui permettent de transmettre le souvenir de ce crime à travers les générations.

L'histoire entre dans les écoles

Ce premier pas vers la reconnaissance de la traite d'hommes et de femmes, originaires du continent africain pour développer les colonies, a été renforcé en 2008 par une circulaire de François Fillon, alors premier ministre. Il demandait à tous les recteurs d'académie de : " Veiller à un enseignement de l'histoire de l'esclavage et d'amener les collégiens et les lycéens à une profonde réflexion sur ce sujet ".

Le sénat se souvient

Vendredi 10 mai 2013, la République posera à nouveau son regard sur la traite négrière. L'événement se déroulera au sénat en présence de François Hollande, président de la République, Jean-Pierre Bel, président du sénat, Aurélie Fillippetti, ministre de la culture et de l'éducation et Victorin Lurel, le ministre des outremer. Pour l'occasion les programmes de Réunion 1ère seront légèrement modifiés en vous proposant de vivre en direct cette cérémonie qui débutera à 12h30. Le journal de la mi journée sera avancée à midi et quart.

"Les échos de la mémoire"

Pour l'occasion, les jardins du palais du Luxembourg acceuillent 26 panneaux (26 oeuvres d'art) qui rendent hommage aux victimes de l'esclavage. En complément, 26 textes d'Aimé Césaire, l'écrivain et homme politique martiniquais né en 1913 et disparu en 2008, compléteront la visite proposée par Luc Saint-Eloy. Le comédien prête logiquement sa voix à sa création intitulée " Les échos de la mémoire ". Une manière également de rendre hommage au centenaire de la naissance du poète qui repose au Panthéon.

Une date historique

Pourquoi le 23 mai ? Ce jour correspond à l'abolition officielle de l'esclavage en France en 1848 mais aussi, à la marche silencieuse de 1998 pour la reconnaissance de ce crime contre l'humanité. Une reconnaissance obtenue officiellement en 2001.
Mais pourquoi pas le 23 août ? C'est la journée choisie par l'Unesco en mémoire de la révolte des esclaves sur l'île de Saint-Domingue en 1791. Le 2 décembre a lui était retenu par les Nations Unies en 1949 au sortir de la guerre condamnant la traite des êtres humains.

Le 20 décembre à La Réunion

La liste des dates possibles est interminable. Chaque territoire ultramarin français a sa date. Autant de possibilités que de régions. A La Réunion, le 20 décembre est incontournable. il ne viendrait à l'idée de personne de modifier le calendrier des commémorations dans les régions historiques de l'esclavage. En revanche, il était important que la France se souvienne de son histoire. Désormais, le 10 mai vient comme une piqûre de rappel d'un passé trouble mais désormais assumé. 
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