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Justice : Jacques Virin, ancien PDG de la coopérative des dockers, en garde à vue

faits divers
Jacques Virin
©Réunion 1ère
L’ex-homme fort des docks du port, Jacques Virin, est entendu par les gendarmes dans une affaire de détournement de fonds et d’abus de biens sociaux. Il est suspecté de s’être servi dans les caisses de la coopérative en charge de la défense des dockers. 
Jacques Virin est en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la caserne Vérines. Les enquêteurs de la gendarmerie entendent l’ancien président directeur général de la coopérative ouvrière de La Réunion (COR) depuis huit heures du matin, ce jeudi 16 mai. L’homme, âgé de 68 ans, est suspecté d’abus de biens sociaux, détournement de fonds, blanchiment d’argent et complicité, entre autre…
Il aurait construit toute sa fortune sur l’emploi des dockers dont la structure qu’il présidait, était censée défendre les intérêts.  
 
La main dans la caisse
 
Selon nos informations, Jacques Virin a dirigé, d’une main de fer, la destinée de la COR de 1995 à 2011.
Sans égal pendant plus de quinze ans, soutenu ouvertement par la CGTR et des dirigeants du PCR, Jacques Virin s’est servi de la COR pour s’enrichir et monter des sociétés parallèles dans lesquelles, il plaçait ses amis et sa famille.
Il aurait ainsi détourné des caisses de la COR plusieurs millions d’Euros au profit de ses propres comptes bancaires. Il aurait également distribué généreusement cet argent à son entourage et à ses amis.
 
Un jeune docker accidenté non déclaré
 
La garde à vue de Jacques Virin n’est pas une surprise. Depuis 2007 des voix s’élèvent au sein même de la CGTR ports et docks pour dénoncer sa gestion. Jean-Bernard Gaillac, délégué syndical, a été l’un des premiers à porter plainte contre le PDG de la COR. Il sera licencié le 9 avril 2005 sans que personne ne s’émeuve de ce remerciement.
Autre alerte du dysfonctionnement dans la gestion des dockers. Un employé de 18 ans avait eu la jambe broyée lors du déchargement d’un navire. Après l’accident, Jacques Virin avait été condamné par la justice. L’employé en question n’avait pas été déclaré.
  
Débarqué du navire en 2011

Le 28 juin 2011, Jacques Virin est invité à quitter le navire lors de l’assemblée générale de la COR. La directrice par intérim, Nathalie de Broissia parle le jour même : « d’investissements réalisés en dehors de l’intérêt social de la coopérative ».
L’audition par les enquêteurs de la SR, de l’ancien homme fort des docks n’est donc pas une surprise. Des plaintes ont afflué sur le bureau du procureur de la République depuis huit ans.
Jacques Virin risque de tout perdre dans cette affaire. Le juge d’instruction, Jean-Pierre Niel peut demander la saisie des biens du gardé à vue pour un montant équivalent aux sommes détournées et blanchies. 

COR.pdf by run1ere

 

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