Mercedes Réunion attend et s’adaptera à la crise du gaz de clim

économie
20130806 Mercedes
Les ventes de voitures de cette marque allemande n'ont jamais cessé à La Réunion. En revanche, les concessionnaires locaux attendaient la décision du juge du conseil d'Etat pour reconstituer leurs stocks. ©Philippe Hoareau
Mercedes ne peut plus livrer de voitures sur le territoire national depuis le mois de juin. Le gaz utilisé dans ses climatisations est interdit en Europe. En France 5 000 véhicules attendent d’être livrés. La Réunion est, pour l’instant, épargnée par cette crise. 
Le constructeur allemand des luxueuses berlines étoilées est dans l’œil de la commission européenne et de la France. Les Mercedes Classe A, B, CLA et SL construites après le 12 juin 2013 n’ont plus le droit d’être immatriculées en France donc à La Réunion. En cause le gaz R134a utilisé pour réfrigérer les climatisations de ces voitures. Interdit d’utilisation par l’Union européenne à compter du 1er janvier 2011, il serait 1300 fois plus nocif pour l’environnement que le CO2.
Daimler a saisi la justice et demande le retrait immédiat de cette interdiction au prétexte que le gaz de remplacement (le 1234yf) serait inflammable et même dangereux. Il se transformerait en acide fluorique (Un poison mortel).
 
1 600 emplois menacés
 
Pendant ce temps 5 000 véhicules attendent d’être livrés en France dans les différentes concessions. Selon le président du groupement des distributeurs, si ce blocage perdure, 1 600 emplois sur les 11 000 que compte le réseau seraient sur la sellette.
A La Réunion l’information ne provoque pas encore d’inquiétude chez Contrans Automobile. Le distributeur est informé quotidiennement des difficultés, mais si il y a une répercussion, elle aura lieu dans au moins trois mois : « Les voitures sont livrées par bateau. La dernière livraison a eu lieu avant l’interdiction. Ne sont concernées que les voitures produites après le 15 juin. Nous nous tenons informés, mais une solution devrait intervenir avant la fin du mois de septembre. Nous devrions pouvoir amortir l’impact de ces tensions »
Le R134a doit disparaitre
Le R134a gaz utilisé par les constructeurs automobiles dans les climatisations a été reconnu comme étant particulièrement nocif pour la couche d’ozone en 2006. Conséquence, l’Union européenne interdit son utilisation et demande aux marques installées dans l’Union de se mettre en conformité avec la nouvelle législation au 1er janvier 2011.
Les ingénieurs de Mercedes contestent cette analyse et refusent de passer au « HFO-1234yf » sous prétexte que celui-ci serait inflammable et se transformerait en acide fluorique au contact de l’eau.
Aujourd’hui, de nombreuses climatisations de voitures européennes fonctionnent sans incident avec le HFO-1234yf, reste que ce dernier ne serait pas si écologique et des voix vertes s’élèvent pour demander l’utilisation du CO2. Inconvénient celui-ci serait moins efficace et entraînerait une plus grande consommation de carburant.
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