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Assises : des viols et une tentative de meurtre en appel

justice
St-Denis : Cour d'Appel
©Francis Bourgouin (Réunion 1ère)
Quatre affaires sont au programme de la session d’assises de novembre. Deux viols et une tentative de meurtre viennent en appel. Parmi les prévenus, le docteur Roche. Il y a un an, l’ophtalmologue a été condamné à 8 ans de prison pour viol sur mineure de 15 ans.
C’est l’affaire centrale de cette nouvelle session d’assises. Quatre journées (du mercredi 30 au lundi 4 novembre) vont être consacrées à l’examen de l’affaire du docteur Jean-Joseph Roche.
L’ophtalmologue avait été reconnu coupable de viol sur personne vulnérable et viol sur mineure de 15 ans en octobre 2012. Il avait été condamné à 8 ans de prison. Douze mois se sont écoulés, il revient devant les jurés populaires pour tenter de les convaincre de sa bonne-foi.
Cela fait désormais douze ans que l’ancien praticien de Mamoudzou est poursuivi par deux ex-patientes.
Le témoignage des deux victimes présumées avait pesé lourd dans la décision finale de la cour d’assises. Elles seront à nouveau présentes lors de ce second procès comme leurs avocats l’avaient annoncé, il y a un an.
Reste à savoir qu’elle sera la position du parquet. L’avocat général avait défendu l’accusé assurant qu’il ne croyait pas aux versions des deux victimes, patientes du médecin des années après les faits incriminés.
Le juge d’instruction, lui, a eu une toute autre lecture en renvoyant le Dr Roche devant les assises. Pour Jean-Pierre Niel, les deux jeunes filles sont crédibles. Sans être en relation, elles racontent une histoire identique.
Le verdict définitif pour cette affaire tombera le lundi 4 novembre.  
 
Acquitté et rejugé
 
Claude Fulmart, 27 ans, n’a pas bonne réputation. En 2010, une amie de sa compagne l’accuse de viol. Pourtant, face à la cour d’assises de La Réunion, la victime avait reconnu avoir envoyé cinq SMS à la concubine, le soir même, pour signaler qu’elle passait une bonne soirée en compagnie de l’accusé.
Après un tel aveu, la défense a martelé la version de Claude Fulmart : " la jeune femme de 18 ans, à l’époque des faits, était consentante ".
L’avocat général s’était alors insurgé et avait requis 10 ans de réclusion criminelle et cinq ans de suivi socio-judiciaire.
Les jurés n’avaient pas suivi l’accusation et avait prononcé l’acquittement. Un jugement frappé d’appel par le parquet.
L’enjeu est donc de taille pour Claude Fulmart qui sera jugé les lundi 28 et mardi 29 octobre.
 
25 ans lors du premier procès
 
" Je reconnais les coups, les violences. Je reconnais les coups de sabre sur mes beaux-parents, mais je ne voulais pas les tuer ". Le premier passage devant la cour d’assises de Laurent Perrier aura été marqué par cette phrase. L’homme de 34 ans a toujours nié l’intention criminelle. Pourtant avant de débarquer chez les parents de sa compagne à Sainte-Marie, il prévient son patron et signale qu’il va commettre une bêtise. Il a pris le temps de s’arrêter dans un magasin de bricolage pour s’armer. Il arrive avec un sabre et frappe sur les personnes de 50 et 56 ans, sans la moindre hésitation. Il fait preuve d’une telle violence qu’il sectionne l’avant bras gauche de sa belle-mère.
C’est, donc, en toute logique que Laurent Perrier est à nouveau jugé pour tentative d’assassinat. Un second passage devant les assises pour réduire la première condamnation à 25 ans de réclusion criminelle.
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