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Le motard contrôlé à 225 km/h déféré, mardi matin

faits divers
Radar : gendarme avec jumelles
©Réunion 1ère
Un motard âgé d’une trentaine d’années est en garde à vue à la gendarmerie de Saint-Benoît depuis, dimanche soir. Dans l’après-midi, il a été flashé à 225km/h sur la quatre-voies de la RN2.
Un banal contrôle de la gendarmerie s’est transformé en rodéo, dimanche en fin d’après-midi sur la RN2. Il est 16 heures, les militaires viennent de se positionner sur la commune de Bras-Panon. Quelques minutes plus tard, une CBR 1000 surgit. Le radar affiche 225 km/h pour une route limitée à 110. Les motards de la gendarmerie enfourchent leurs véhicules et prennent en chasse le contrevenant toutes sirènes hurlantes. Au lieu de mettre son clignotant, le pilote du deux-roues accélère et tente de leur fausser compagnie en sortant des voies rapides au niveau de Saint-André.
 
Une chute sans gravité
 
« Il a voulu prendre la fuite, mais il est moins facile de rouler vite sur des petites routes que sur de longues lignes droites », constate le chef d’escadron Stéphane Meyblum, commandant du peloton des motards de la gendarmerie : « Par chance, il a perdu le contrôle de sa machine à vitesse réduite dans un virage alors qu’il tentait en vain de nous échapper. Il a été conduit à l’hôpital de Saint-Benoît. Ses blessures sont superficielles, il a donc pu être placé en garde à vue. Il a le permis et il est assuré, mais il a paniqué quand il a compris qu’il venait d’être flashé à très grande vitesse. 225 km/h, nous avons retenu 2013 km/h ».
 
Comparution immédiate
 
La garde à vue du conducteur de la moto s’achèvera mardi matin avec une présentation dans la foulée au procureur de la République pour une comparution immédiate en fin de matinée. Le trentenaire devra répondre de grand excès de vitesse, refus d’obtempérer, délit de fuite et mise en danger de la vie d’autrui d’où cette réflexion de Stéphane Meyblum à méditer : « C’est complètement fou de rouler à une telle vitesse. L’automobiliste qui circule tranquillement ne peut pas voir le motard arriver, s’il déboîte comment éviter la collision ? Par ailleurs, en cas d’urgence, il est impossible de s’arrêter et en cas de choc, le pilote du deux-roues est mort ».
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