Des chercheurs américains développent un nouveau vaccin " prometteur "contre le paludisme

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Vers un vaccin pour lutter contre le paludisme
©DR
Entre 50 et 100 vaccins contre le paludisme sont en cours de développement. L'enjeu est de taille puisque deux milliards d'individus sont concernés. Des chercheurs américains affirment avoir une nouvelle approche qui donnerait d'excellents résultats : emprisonner le parasite au lieu de le repousser.
C'est à partir des protéines découvertes dans le sang d'enfants qui résistent naturellement à la malaria que des chercheurs américains ont mis au point un nouveau vaccin. Et ils l'assurent : les premiers tests sont très encourageants. Le vaccin serait en mesure de stopper, ou plutôt d'emprisonner, les parasites offrant ainsi l'espoir de lutter plus efficacement contre le paludisme.  Selon ces mêmes scientifiques, environ 6% des enfants de la planète résistent naturellement au paludisme en contenant le parasite. 

Pour Jonathan David Kurtis, professeur de pathologie et de médecine de laboratoire, " Nous enfermons le parasite à l'intérieur des cellules sanguines...alors que la plupart des vaccins en développement tentent d'empêcher les parasites d'entrer dans les globules ". Et selon le directeur du Centre de recherche pour la santé​, les " résultats des tests sur les humains devraient être très proches de ceux effectués sur les souris ".



Il faut rappeler que chaque année, cette maladie tue de un à trois millions de personnes. En Afrique, un enfant en meurt toutes les trente secondes et sur la planète, le paludisme menace directement deux milliards d'individus. Sur la planète, environ 207 millions de personnes ont contracté le paludisme en 2012, selon les données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Zones ou l’on observe la présence du  Paludisme
Zones ou l’on observe la présence du Paludisme ©DR




Paludisme = malaria !
Le paludisme (du latin palus, paludis, marais), appelé aussi malaria (de l'italien mal'aria, mauvais air), est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre d'un moustique, provoquant des fièvres intermittentes. Il est la cause d'environ deux millions de décès chaque année dans le monde, principalement dans les régions tropicales et en Afrique sub-saharienne.

La cause de la maladie a été découverte le 6 novembre 1880 à l'hôpital militaire de Constantine (Algérie) par un médecin de l'armée française, Alphonse Laveran, qui reçut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1907. C'est en 1897 que le médecin anglais Ronald Ross prouva que les moustiques étaient les vecteurs de la malaria.




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