Bilan 2013 : le chômage augmente, le pouvoir d’achat baisse

économie
Grande surface : marchandise caisse
©Réunion 1ère
La photographie de l’économie réunionnaise en 2013 prise par le Cerom n’est pas brillante. C’est mieux qu’en 2009, mais moins bien qu’en 2011/2012. La croissance est au ralentie, les chômeurs sont toujours plus nombreux et le pouvoir d’achat au point mort.
Les chiffres émanent de L’Insee, de L’Iedom, de l’AFD ou encore de l’Isee, des organismes incontestables chargés de relever au jour le jour les tendances économiques des départements de France et donc de l’outre-mer.
La dernière synthèse du Cérom (Compte économique rapide de l’outre-mer) n’est pas réjouissante. En 2013 l’économie réunionnaise a connu un nouveau ralentissement. La croissance est repartie à la hausse (+0,7%), mais ce chiffre est très éloigné des données statistiques affichées par La Réunion entre 2000 et 2009 (+5,5 et +6,5%).
Conséquence inéluctable de ce recul, chute des investissements et de la consommation. Même le marché du tourisme qui dépend à La Réunion de la métropole est touché (-6,8%). Certes les dépenses des visiteurs ont augmenté, mais l’entrée d’argent se limite à 303 millions d’Euros quand on espérait, avant la crise, le demi-milliard de retombées pour les structures touristiques en 2013.
 
Toujours plus de Réunionnais au RSA
 
Un second curseur est révélateur des difficultés que traverse La Réunion actuellement. En 2013, l’Etat a versé (hors aide au logement) 1,3 milliards d’Euros via la caisse d’allocations familiales. Certes, les prestations ont été revalorisées, mais cette augmentation s’explique surtout par le plus grand nombre de bénéficiaires.
Les bénéficiaires du RSA sont également plus nombreux (7,3%) soit 110 000 réunionnais et 198 000 à bénéficier du RSA socle.
Sans surprise, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle-Emploi, de la catégorie A, a également explosé, alors que dans le même temps les revenus disponibles par ménages et par habitants n’ont cessé de chuter.
Conséquence de ce tableau noir : la consommation est ralentie. Les importations de biens non durables progressent timidement (+1,4% en 2013 contre +5,5% en 2012), alors que celles des biens durable (optiques, informatiques, électroniques) chutent de 15,4%.
Les économistes notent toute fois que ce bilan aurait été différent sans l’intervention de l’Etat pour contrôler l’augmentation des prix.

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