Attentat de Charlie-Hebdo : les personnalités de La Réunion attristées et combatives

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Les personnalités réunionnaises comme les anonymes sont touchés par les crimes à Charlie-Hebdo. Tous dénoncent cet attentat qui visait les auteurs de ce journal satirique, symbole de la liberté d’expression.
" Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à  la mort pour que vous puissiez le dire ", cette phrase de Voltaire reprise par Eric Fruteau, ancien maire de Saint-André et président de Demain La Réunion résume l’état d’esprit des politiques et des religieux locaux.
La députée de Saint-Denis, Ericka Bareigts estime que cet acte a : " touché notre démocratie en plein coeur ", elle invite les citoyens à ne pas faire d’amalgame : " certains seront tentés de glisser vers la peur et la haine de l’autre ". La commission de l’océan Indien dénonce dans un communiqué de Jean-Claude de l’Estrac " cet acte barbare (qui) plonge ses racines dans un obscurantisme dangereux qui attaque la liberté d’expression et menace la démocratie ". Jean-Claude Fruteau, député-maire de Saint-Benoît, lui, fait confiance : " au président de la République et au gouvernement pour punir les auteurs de cet acte barbare et continuer de lutter contre le terrorisme ".

Aucune justification pour ce crime
 
Huguette Bello, députée et présidente du mouvement politique pour La Réunion, dénonce : " Cet acte terroriste (qui) vise en effet à distiller la peur dans la population et à bâillonner la liberté de presse et d’expression ". Un soutien sans faille au journalisme de la part, également, de Jacques Delpech de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie de La Réunion : " Solidarité avec tous les journalistes français ! Tenez bon ! ", clame-t-il dans son communiqué.
Personne n’est dupe et les rassemblements spontanés de milliers de citoyens anonymes à travers la France le prouvent. A travers Charlie-Hebdo, c’est la liberté d’expression et plus généralement la liberté qui est visée. " Aucune provocation, aucune caricature ne peut justifier de tels actes de barbarie ",  s’indigne Monique Orphé, députée de Saint-Denis.
 
Museler la liberté d’expression
 
" Drapeaux en berne à Saint-Leu : nous ne devons ni faillir, ni fléchir face à ceux qui veulent détruire notre démocratie, ceux qui s'attaquent à notre République ", écrit Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, conscient de l’importance de la liberté de la presse.
En d’autres termes la FSU (Fédération Syndicale Unitaire) s’inquiète du symbole visé par les terroristes : " C'est bien la tolérance, la liberté, la démocratie, la laïcité et le vivre ensemble qui sont en jeu ".
Olivier Hoarau, maire du Port, poursuit : " Les auteurs de ces actes abjects veulent effacer la vérité, en assassinant les journalistes qui en sont les garants, nous ne pouvons pas l’accepter ".
 
Une condamnation unanime
 
Georges Brassens chantait : " mourir pour des idées... ", se souvient Jean-Alain Cadet d’Europe Ecologie avant de rappeler le courage dont faisaient preuve Charb, Cabu, Wolinsky et Tignous.
Lutte Ouvrière dénonce : " Un acte ignoble ". L’association Tamij Sangam, sous la plume du docteur Chanemougame Selvam, condamne et fait part de : " son horreur devant tant de fanatisme ".
Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, la plus grande ville de l’outre-mer français, demande au : " plus grand nombre à participer à la manifestation de solidarité aux victimes ".
Enfin cet événement n’a pas laissé insensible le père Pédro. Le prêtre fondateur de l’association  Le Peuple d’ Akamasoa a tenu à partager sa tristesse en découvrant l’horreur sur son poste de télévision. Dans sa lettre il apporte son soutien à la France : " et sa fierté de vivre libre ", avant de conclure : " Tous ceux qui aiment la liberté et le respect de la vie humaine condamnent cet attentat ! Nous prions pour toutes les victimes ! ".
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