Acheter un timbre fiscal sur internet, c'est désormais possible

Une capture d'écran du site gouvernemental permettant d'acheter un timbre fiscal en ligne, présenté lundi 2 mars par le gouvernement. (TIMBRES.IMPOTS.GOUV.FR)
Pour simplifier la démarche, il est désormais possible d'obtenir un timbre fiscal pour les passeports sur un site lancé lundi par le gouvernement.
Le gouvernement a annoncé lundi 2 mars le lancement d'un site internet proposant la vente de timbres fiscaux en ligne pour les passeports, concrétisant une mesure de simplification annoncée en décembre. Sur le site timbres.impôts.gouv.fr, il est désormais possible d'acheter par carte bancaire des timbres fiscaux électroniques, identifiés par un flashcode ou un numéro à 16 chiffres.

Envoyé par courriel ou par sms après la transaction, ce code peut ensuite être ajouté au dossier de demande de passeport déposé dans les mairies ou à la préfecture de Paris. Le site permet également d'obtenir les timbres de l'office français de l'immigration et de l'intégration, pour les visas de longue durée, mais aussi le timbre nécessaire pour faire appel d'une décision de justice. Le gouvernement prévoit d'étendre ce système d'ici 2016 à d'autres procédures comme le renouvellement de la carte d'identité ou du permis de conduire.

Le timbre fiscal électronique bientôt chez les buralistes

S'il vise, à terme, la dématérialisation complète des timbres fiscaux papier, l'exécutif précise que les citoyens peuvent continuer à les acheter dans les centres de finances publiques ou dans les bureaux de tabac. Les buralistes pourront eux aussi délivrer "prochainement" le timbre électronique.

Sur le plateau des 4 Vérités sur France 2, Thierry Mandon, secrétaire d'État à la réforme de l'Etat et à la simplification, a évoqué lundi "un dispositif qui était très demandé par les Français". Cette nouveauté s'inscrit dans le cadre des mesures de simplification des formalités administratives engagées par le gouvernement, au même titre par exemple que la simulation d'impôt sur le revenu en ligne, et, depuis la fin janvier, la possibilité de payer ses contraventions par smartphone.