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El-Bandido retire son clip et présente ses excuses aux gendarmes

faits divers
El-Bandido 3
©Facebook
El-Bandido, rappeur Saint-Joséphois, vient de retirer des réseaux sociaux son clip dans lequel il chante : « les gendarmes, il faut les brûler ». La plainte de la gendarmerie et l’ouverture d’une enquête lui ont fait prendre conscience de la gravité de ses propos.
El-Bandido, interrogé par le Journal-de-l’île, présente ses excuses et annonce qu’il a retiré sa vidéo polémique de Facebook et de Youtube.
Le 16 Mars 2015, le rappeur de Saint-Joseph, poste un clip dans lequel il affirme : « les gendarmes, il faut les brûler » et affirme à l’égard des femmes : « tant que tes bonnes, mi n’a rien à foutre si tes connes. Un joint, un paquet de clopes avec ou sans capote, ou sa tombe en cloque, salope ! ». Des paroles choquantes qui ont immédiatement provoqué une réaction des autorités. La gendarmerie a porté plainte, la justice a ouvert une enquête et les associations pour la défense du droit des femmes ne devraient pas tarder à réagir.
 
« J’écris ce qui me passe par la tête »
 
Devant le tollé provoqué, El-Bandido s’explique dans le JIR. « Il ne faut pas prendre cela au 1er degré. Ce clip c’est juste un délire entre potes. C’est la liberté d’expression comme Charlie. Je ne souhaite pas qu’on brûle ou qu’on agresse les gendarmes. Mon truc, c’est de faire des clips pour me marrer. Je veux me faire un nom… En fait j’écris ce qui me passe par la tête, sans trop réfléchir ».
Après avoir tenté de justifier, l’injustifiable El-Bandido admet qu’il a retiré le clip car son texte pouvait choquer et être mal interprété par des jeunes.
 
Le rappeur promet d’autres créations plus légères. Cependant ce mea culpa tardif, ne le dédouane ni du clip et ni des paroles. La vidéo n’est plus en première page de sa page, mais elle circule toujours sur le net. Impossible, de supprimer définitivement un élément diffusé sur les réseaux sociaux. Impossible également d’arrêter l’action de la justice quand une plainte a été déposée et une enquête ouverte. L’auteur Saint-Joséphois, père de rois enfants, n’a toujours pas été entendu par les gendarmes, mais cette audition, comme celles des figurants ne devraient plus tarder.
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