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Le rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme en hommage aux victimes des attentats à Paris

La Ligue des Droits de l’Homme remercie l’ensemble  des associations et organisations qui ont appelé avec elle au rassemblement à Saint-Denis pour l'hommage aux victimes des attentats à Paris.

© Karl Sivatte
© Karl Sivatte
  • Par Gilbert Hoair
  • Publié le
Voici l’allocution d’Isnelle Goujar qui s’est exprimée au nom de l’ensemble des organisateurs 
 
Mesdames, Messieurs,
Et vous tous présents en vos fonctions et qualités,
Responsables civils, sociaux ou associatifs, politiques, religieux, éducatifs,
Vous citoyennes et citoyens de la République,
Je vous salue au nom de toutes les associations et organisations qui ont appelé avec nous à ce rassemblement.
 
·  Nous sommes ici, tous unis, en notre qualité d'abord de citoyens,
Pour exprimer notre très vive émotion, notre stupéfaction horrifiée, devant les massacres terroristes perpétrés à Paris dans la nuit de ce 13 novembre, frappant notre pays en plein cœur.
 
Oui, devant cette violence inouïe, inhumaine, il est légitime que s'exprime notre douleur, notre indignation et pourquoi ne pas le dire, notre colère !
 
C'est la première fois, alors que d'autres pays ont déjà été touchés aussi violemment sinon davantage, que les attaques de ce nouveau et sanglant terrorisme prennent une telle ampleur sur le sol national.
 
C'est la République qui pleure avec nous. Car c'est bien la République, ses valeurs, son modèle de laïcité et de vivre ensemble qui dont visés par ce nouveau fanatisme.
 
Oui, à l'unisson de tous les français, et de tant d'autres de par le monde qui nous ont manifesté leur sympathie,  nous voulons dire notre indignation et notre douleur.
 
 
·  Oui, nous portons aujourd'hui le deuil.
 
Nous sommes ici, tous unis, au-delà de la diversité de nos opinions, de nos croyances ou convictions philosophiques et bien entendu de nos origines,
 
- Pour rendre hommage aux nombreuses victimes de cette barbarie,
 
- Pour exprimer nos condoléances aux familles touchées,
 
- Pour marquer notre solidarité aux blessés.
 
Il y a peu, le 11 novembre dernier,  nous avons célébré la fin de la Grande Guerre et rendu hommage à nos compatriotes, dont de nombreux réunionnais, qui sont tombés pour la patrie.
 
Ceux-là aussi, bien qu'ils ne l'aient pas choisi,  sont tombés pour que nous vivions !
 
C'est la raison pour laquelle, avec l'aide tous,  nous déposerons ensemble des fleurs sur cette dalle des Droits de l'Homme.
 
Oui, nous sommes ici, tous unis, pour exprimer notre émotion, pour porter le deuil, pour rendre hommage à nos morts et marquer notre solidarité aux blessés
 
·  Mais nous sommes aussi ici, tous unis, pour affirmer que nous sommes debout, en dépit de l'épreuve. Pour faire face.
 
Pour dire que nous n'entendons pas céder à la peur.
 
Nous le savons bien : Céder à la peur, ce serait rendre les armes face à la terreur et lui permettre d'atteindre le résultat qu'elle vise.
 
Plus que jamais, c'est dans la raison, et non dans la déraison, dans nos valeurs républicaines et non dans leur négation, qu'il nous faudra puiser la force nécessaire pour combattre la barbarie et ses causes.
 
C'est dans cet esprit que nous avons évoqué la figure du citoyen-soldat. Nos valeurs constituent tout à la fois notre patrimoine commun et nos armes pour combattre la barbarie.
 
Liberté, Egalité Fraternité, voilà notre patrimoine à défendre. Voilà aussi nos armes et notre étendard. Il nous faut entrer en résistance. Pour faire vivre nos valeurs. Et non pas, au nom de la guerre à mener, les brader ! C'est évidemment un enjeu majeur.
 
Ce n'est certes pas le moment de stigmatiser l'autre, de propager la haine. Nous devons être dans notre propre pays, comme à l'extérieur, en nous adaptant aux situations, des artisans de Paix.
 
Et permettez-moi de souligner spécialement que, pour prévenir les progrès de l'obscurantisme, il nous faut ensemble poursuivre et amplifier notre effort pour l'Education.
 
Nous savons bien que la sécurité absolue n'existe pas, que nous avons un combat à mener. Et que ce combat repose, pour une part, sur la responsabilité de chaque citoyenne ou citoyen.
 
Nous savons bien que les débats démocratiques sont indispensables et qu'ils exigent la liberté.  Mais nous sommes ensemble dépositaires de nos valeurs communes.
  
Nous sommes ici, tous ici unis,  dans l'épreuve nationale que nous traversons,
 
- Pour dire notre attachement aux valeurs de la République;
 
- Pour affirmer notre détermination à ne pas reculer sur ce plan.
 
- pour exprimer notre unité dans la bataille pour nos valeurs.
 
Je vous remercie.
 
Je vous demande de le dire avec moi : Vive la République, Vive la France !
 
Si vous le voulez bien, nous allons observer maintenant ensemble une minute de silence en mémoire des victimes  des attentats de ce 13 novembre, en ayant aussi une pensée pour les précédentes victimes dans notre pays et pour celles qui sont tombées dans d'autres pays.
 
 
Je vous remercie. Je vais maintenant vous inviter à converger ensemble pour déposer avec moi nos fleurs sur la dalle en hommage à nos morts…, -  après quoi , nous entendrons une chanson de Joël MANGLOU avant de donner le signal de la dispersion de notre rassemblement.
 
 

 
 
 
 
 
 
 
En images avec Emilie De Balmann
Le rassemblement sur le Parvis des Droits de l'Homme à Saint-Denis

 

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