Le domicile du policier, impliqué dans une alerte à la bombe sur un vol d’Air-France, perquisitionné

attentats
AF463 Mombassa
©SOURCE TWITTER -PAUL OKONJI
Le domicile tamponnais, du policier impliqué dans la « fausse » alerte à la bombe sur un vol d’Air-France le 19 Décembre 2015, perquisitionné. Les inspecteurs de la sûreté urbaine départementale ont saisi un ordinateur et deux fusils non-déclarés, révèle le Journal de l’Ile.
L’enquête diligentée par le parquet de Bobigny sur l’alerte, suite à la découverte d’une fausse bombe dans un avion d’Air France, se poursuit à La Réunion. Juste avant Noël, des inspecteurs de la brigade criminelle de la Sûreté départementale se sont rendus au domicile du Tampon du suspect. Là, en présence de témoins, ils ont procédé à la perquisition de la maison. Ils ont saisi un ordinateur et deux armes non déclarées selon nos confrères du Journal de l’Ile.
 
Des cartons et des minuteurs
 
Le 20 Décembre 2015 à 0h35, le vol AF463 effectuant la liaison entre Maurice et Paris se pose en urgence à Mombassa au Kénya. Une passagère vient de découvrir un colis suspect dans les toilettes du Boeing 777. Les stewards confirment qu’il s’agit d’un carton, entouré de scotch, sur lequel sont fixé des minuteurs et des fils électriques. Un, homme ancien policier du Raid, a lui aussi vu l’engin et confirme qu'il pourrait être question d'une bombe.
 
Les chiens kényans identifient le suspect
 
Après avoir évacué les passagers, confiné l’aéroport, les démineurs kenyans interviennent en prenant un maximum de précautions. Finalement, ils découvrent qu’il s’agit d’une « fausse » bombe.
Le colis suspect est composé de cartons, de minuteurs de cuisine, de scotch, de pinces et de fils électriques, mais heureusement pas d’explosif.

Le fameux policier à la retraite, devenu le suspect n°1 dans cette affaire est placé en garde à vue à son arrivée à Paris. Les chiens de piste kényans ont fait le lien entre la fausse bombe et le siège du retraité.
 
Jugé en Février pour détention d’armes
 
L'enquête est toujours en cours, mais quand elle sera bouclée, le mis en examen dans cette « fausse » alerte à la bombe devra répondre de ses actes qui ont coûté des milliers d’Euros à la compagnie française. La facture risque d’être très salée entre ; la modification du plan de vol, l’immobilisation du Boeing triple 7 pendant 24 heures, l’utilisation des toboggans pour évacuer les 459 passagers et leur prise en charge au Kénya.
 
Son premier rendez-vous avec la justice est fixé au mois de Février à Saint-Pierre. Il devra répondre de détention d’armes de catégories B et C sans demande d’autorisation ou déclaration en préfecture.   

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