La confiscation de la maison de l'ex-directrice de cabinet de l'Etang-Salé requis par le procureur

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Procès Marie-Claude Lapierre
La décision de justice dans le procès de Marie-Claude Lapierre sera rendue le 2 mai 2019 ©Réunion la 1ère
Alors que le maire de l'Etang-Salé comparaissait hier, devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre, pour harcèlement moral à l'encontre de l'ancienne directrice du CCAS de la commune. Son ex-directrice de cabinet était quant à elle, jugée pour recel de prise illégal d'intérêt. 
Les réquisitions du procureur à l'encontre de Marie-Claude Lapierre sont tombées peu avant deux heures du matin. Confiscation de sa maison à l'Etang-Salé ou la somme de 289 000 euros. Ajoutée à cela, une amende de 100 000 euros dont la moitié avec sursis, la privation du droit d’éligibilité. Sans oublier l'interdiction d’exercer tout métier dans la fonction publique pendant deux ans. 
A la suite de ces réquisitions, la Défense a débuté sa plaidoirie. L'ancienne directrice de cabinet de l'Etang-Salé accusée de "recel de prise illégale d'intérêt" était représentée par Georges-André Hoarau et Me Normane Omarjee. Pour la défense la condamnation requise est surréaliste. "Aujourd'hui, on a un peu tendance à vouloir faire du chiffre [...] la justice n'a pas à être instrumentalisée pour renflouer les caisses de l'Etat" a déclaré le bâtonnier, Georges-André Hoarau. Du côté de la partie civile, l'avaocta Jérôme Maillot estime que les réquisitions du procureur sont à la hauteur : "Est-ce que l'on peut être soulagé de perdre son père et de se faire spolier dans des circonstances pareilles? Je ne pense pas. C'est un réconfort de voir que l'on puisse aller jusqu'au tribunal". La décicion sera rendue le 2 mai à 14h.
 

L’ex directrice de cabinet dans le collimateur de la Justice


Marie-Claude Lapierre était appelée à la barre hier, afin de s'expliquer sur des faits de "recel de bien provenant d'une prise illégale d'intérêts". Des faits qui remontent à 2011. A l'époque, par l’intermédiaire du maire de l’Etang-Salé, elle a pu acquérir une case dans le quartier très prisé de La Lagune. Une parcelle revendue en dessous du prix du marché. Jean-Claude Lacouture lui aurait revendu à 66 000 euros. Elle y a fait construire une luxueuse demeure.
Tout cela, sous le regard des soeurs Hoareau, principales héritières de la parcelle concernée. Un bien dont elles n'avaient pu hériter, à cause d'une dette. 
 

" Moi aussi j'aimerais bien acheter un terrain à 66 000 € à Etang-Salé les Bains. Qui ne rêverait pas de ça? Qu'elle nous paye tous les dommages et intérêts de tout le mal qu'elle a pu nous faire [...] pour essayer d'honorer la mémoire de mon papa " réclame Frédérique Hoarau, une des héritières.
 


Des faits aujourd'hui, prescrits pour le maire qui lui, ne peut pas être poursuivi dans cette affaire.

Le compte rendu du procès avec Laurent Pirotte et Loïs Mussard :
©reunion
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