A 35 ans, la Réunionnaise Gaëlle Bélem publie son premier roman chez Gallimard

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A 35 ans, la Réunionnaise Gaëlle Belem publie son premier roman chez Gallimard
A 35 ans, la Réunionnaise Gaëlle Belem publie son premier roman chez Gallimard. ©Delphine Poudroux
C'est une aventure extraordinaire. A 35 ans, Gaëlle Bélem, enseignante originaire de Saint-Benoît, a publié son premier roman chez Gallimard. "Un monstre caché là, derrière la porte" est entré dans la collection de la célèbre maison d'éditions.
"C'est un moment de bonheur absolu que je savoure encore", sourit Gaëlle Bélem, enseignante et écrivaine de 35 ans, originaire de Saint-Benoît. Depuis le 5 mars, son premier roman intitulé "Un monstre caché là, derrière la porte" est entré dans la collection de Gallimard, la célèbre maison d'éditions française. Jusqu'ici seuls deux Réunionnais, Jean François Samlong et Emmanuel Genvrin, avaient réussi à séduire cet éditeur de romans à succès. 
 

L'envers du décor

Issue d'une famille modeste, Gaëlle Bélem raconte son ouvrage : "c'est l'histoire d'une famille créole, pauvre, qui vit dans l'Est de La Réunion". "Un couple va mettre au monde une petite fille qui est une vraie petite teigne, et l'histoire tourne autour de la confrontation entre le couple et cette petite fille. Les trois membres de la famille n'ont pas du tout la même vision du monde", raconte Gaëlle Bélem qui enseigne aujourd'hui le latin au lycée Levavasseur, et l'histoire-géographie au lycée de Butor, à Saint-Denis.

Ce roman, qui n'est pas autobiographique, est une plongée au cœur de La Réunion, mais pas question pour l'auteur de tomber dans "les clichés exotiques habituels". "J'évoque tout l'envers du décor : ce qu'est un mariage créole, la manière dont on éduque les enfants avec les histoires d'horreurs, par exemple", explique l'écrivaine qui a passé des jours et surtout de nombreuses nuits à travailler sur son roman. "Il est aussi question du chômage et du surpoids". 

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 
©reunion
 

Détermination, ténacité et travail

"On arrive pas chez Gallimard par hasard, mais par détermination, ténacité, persévérance et travail", assure Gaëlle Bélem qui a étudié à l'Université de la Sorbonne à Paris, après être passée par Toulouse. 
 

J'ai écrit avec mon cœur, mais il faut aussi de la rigueur et une exigence incroyable. Je voulais Gallimard et je me suis donné les moyens de l'atteindre avec beaucoup de travail.


Amoureuse de la littérature, ce premier succès n'est qu'un début pour Gaëlle Bélem qui a déjà en tête une second livre. "J'espère trouver l'énergie et l'inspiration pour le rédiger, mais trouver de l'inspiration à La Réunion n'est pas si difficile", conclut l'écrivaine.