A Saint-Denis et Saint-Pierre, les magistrats se rassemblent contre Eric Dupond-Moretti

justice
A Saint-Denis, les magistrats se rassemblent contre Eric Dupond-Moretti
A Saint-Denis, les magistrats se rassemblent contre Eric Dupond-Moretti. ©Imaz Press
Les magistrats de La Réunion répondent à l’appel national du Syndicat de la magistrature et de l'Union syndicale de la magistrature, ce jeudi 24 septembre, et se rassemblent à Saint-Denis et Saint-Pierre contre le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti.
Les deux principaux syndicats de magistrats, le Syndicat de la magistrature (SM) et l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) appellent l’ensemble du personnel de la justice à se rassembler, ce jeudi 24 septembre, devant chaque juridiction pour protester contre Eric Dupond-Moretti. Selon eux, la confiance est rompue avec le garde des Sceaux.

Les magistrats de La Réunion sont solidaires du mouvement. Un rassemblement a eu lieu devant le Palais de justice de Saint-Denis, à 13 heures, et un autre devant le tribunal judiciaire de saint-Pierre. Au total, une quarantaine de magistrats y ont participé.
 
A Saint-Pierre, les magistrats se rassemblent contre Eric Dupond-Moretti.
A Saint-Pierre, les magistrats se rassemblent contre Eric Dupond-Moretti. ©Pierre Comorassamy
 

Les raisons de la colère

Les syndicats s’élèvent contre l’ouverture d’une enquête administrative, à la demande d’Eric Dupond-Moretti, à l’encontre de trois magistrats du Parquet National Financier (PNF), vendredi dernier.

Cette enquête est ouverte alors que l'Inspection Générale de la Justice (IGJ) a remis son rapport, la semaine dernière. Un rapport qui a largement dédouané le PNF pour ses investigations sur la "taupe" de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des "écoutes". Les syndicats de magistrats estiment que cette enquête est "une attaque inédite" de l'institution judiciaire. Ils l'a considèrent comme "dangereuse dans un Etat de droit", et estiment que ces attaques "existent en réalité pour masquer des conflits d’intérêts majeurs, non résolus à ce jour, et à l’aube d’un procès éminemment sensible impliquant notamment un ancien président de la République et son entourage".

Les syndicats dénoncent aussi la nomination d’une avocate, Nathalie Roret, lundi, à la tête de l’Ecole nationale de la magistrature. C’est la première fois qu’une non-magistrate dirige l’ENM et selon les deux syndicats, cela porte "un discrédit sur l’école".

Après avoir écrit au Président de la République, Emmanuel Macron, vendredi dernier, les magistrats de France vont signer une motion qu’ils transmettront aux instances de leur Ministère.
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live