Adoption de la loi sur les violences sexuelles et sexistes: qu'en pensent les Réunionnais?

société
Loi sur les violences sexistes et sexuelles
La loi sur les violences sexuelles et sexistes a été adoptée hier soir par les députés. ©France Info
Après de longs mois de débats et de polémiques, la loi sur les violences sexuelles et sexistes défendue par Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes a été définitivement adoptée hier soir lors d'un ultime vote. Premières réactions locales. 
Comment faire pour lutter efficacement contre le harcèlement de rue? Une loi contre ces comportements offensants a été votée hier soi et sera appliquée en septembre avec amende à la clé.

Un soulagement pour les femmes mais aussi pour les hommes. Mais sur le terrain, cette loi portée par Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes est déjà décriée par les juristes et les forces de l'ordre.
Violences sexuelles et sexistes
Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes s'est félicitée de l'adoption définitive de sa loi contre les violences sexuelles et sexistes. ©Gouvernement.fr


Sanctionner les comportements déplacés


Le texte a pour objectif de renforcer la répression du harcèlement sexuel ou moral. Désormais, plusieurs comportements agressifs dans l'espace public feront l'objet d'une amende : faire des commentaires sur la tenue ou le physique, siffler une personne, avoir des regards déplacés ou des propos sexistes ou encore suivre une personne qui exprime un refus. Ces comportements seront verbalisés par des amendes qui iront de 90 à 750 € voire 3 000 € d'amende en cas de circonstances aggravantes. 

Le gouvernement veut également frapper fort en condamnant à 1 an de prison et 15 000 € d'amende ceux qui filment ou photographient sous les jupes. 

Cela va t-il vraiment décourager les individus aux comportements déplacés? Qu'en pensent les Réunionnais?Les policiers et les avocats eux sont partagés. 


(Re)Voir le reportage de Nathalie Rougeau et Florence Bouchou
 
©Réunion La 1ère

 
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