Affaire des Musées régionaux : trois ans d’inéligibilité requis à l’encontre Didier Robert

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Didier Robert comparaît devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. ©Willy Thévenin

15 mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité ont été requis à l’encontre de Didier Robert dans l’affaire des Musées Régionaux. L’ancien président de la SPL comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Le jugement a été mis en délibéré au 21 mai.

Le procès de Didier Robert devant le tribunal correctionnel s’est tenu ce jeudi 22 avril, après plusieurs renvois. L’ancien président de la SPL des Musées régionaux devait répondre de faits présumés de prise illégale d’intérêts, abus de biens sociaux et concussion.

Au cœur des débats, le salaire de 6 800 euros mensuel de Didier Robert et les conditions de son attribution. Mais le tribunal a aussi cherché à savoir si ce montant correspondait bien au travail effectué.

6 800 euros de salaire

" C’est une rémunération importante, mais elle me paraît juste ", a répondu Didier Robert au juge qui lui a posé cette question. L’ancien président de la SPL des Musées régionaux estime qu’il a consacré beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, et que c’est lui qui a pris les décisions qui ont permis de redresser la situation financière de la société publique locale.

Mais le juge de répliquer qu’une de ces décisions justement a été de mettre en place un plan social, qui aboutira finalement à 7 licenciements, ou encore que son prédécesseur au poste de PDG touchait 4 500 euros de salaire, soit 52% de moins que lui. Son successeur actuel touche, lui, 46% de moins, insiste un avocat de la partie civile.

Manque de transparence ?

Les débats se sont également attardés sur la question de qui a fixé ce montant de 6 800 euros net. Didier Robert répond que c’est lui-même et que cela correspond à ce qu’il a perçu précédemment, lorsqu’il était PDG d’une autre SPL.

Un montant qu’il aurait communiqué directement à une salariée de la société, selon le propre témoignage de cette dernière, alors que selon la loi cela doit être validé en conseil d’administration, précise le juge, qui point alors le manque de transparence dans cette démarche.

3 ans d’inéligibilité requis

15 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité ont été requis à l’encontre de Didier Robert. Les avocats des parties civiles, Anticor et le syndicat UR974, ont également demandé plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts.

Le jugement du tribunal a été mis en délibéré. La décision sera rendue le 21 mai prochain.