Afrique : la guerre du gaz a débuté dans le canal du Mozambique

économie
Extraction du gaz dans le canal du Mozambique
©Capture d'écran Bastamag

L'océan Indien renferme plus de gaz que la mer du Nord et le Golfe Persique. L'essentiel de la ressource se cache dans les fonds du canal près des côtes du Mozambique, mais aussi de la Tanzanie et de Madagascar. Les Seychelles disposent aussi d'un stock. Cette ressource est très convoitée ! 

Le gaz de l'océan Indien est convoité par toutes les puissances industrielles de la planète. L'essentiel de la ressource se trouve dans le canal du Mozambique, mais les fonds des Seychelles renfermeraient également des poches importantes du précieux combustible énergétique. Avec la crise économique engendrée par la Covid-19, l'ensemble des pays industrialisés scrutent chaque mouvement diplomatique du concurrent. 

Le Point écrit que l'on estime cette ressource à : "441,1 mille milliards de mètres cube de gaz naturel et 13,77 milliards de barils de gaz naturel liquide, soit l'équivalent des réserves de la mer du Nord ou du golfe Persique."

De l'or en Tanzanie

 

Une petite partie du gaz naturel découvert dans le golf du Mozambique est déjà exploitée. La Tanzanie qui possède également des mines d'or a passé des contrats avec le Canada en 2019 pour l'exploitation de la ressource. Les quantités sont si importantes que la société Barrick Gold a cédé 16% de ses actions au gouvernement et verse 50% des revenus de l'exploitation des mines d'or au trésor du pays. 

Les cours du gaz, comme celui du pétrole ont reculé avec la crise. La chute de la consommation a été brutale. Aujourd'hui, Total, Exxon Mobil et ENI sont positionnés. Ils ont investi d'importantes sommes dans la région et attendent la reprise économique pour engager les travaux pour l'exploitation de la ressource.

Le pétrole n'a pas la côte

 

Il est également question de pétrole, mais pour l'or noir, il est urgent d'attendre ! Les avions sont bloqués sur les tarmacs et le confinement dans de nombreux pays a engendré un chute vertigineuse du prix du baril. Les sociétés pétrolières n'ont pas le choix, elles attendent !

Comme très souvent, quand une bonne nouvelle est officialisée dans ces pays pauvres, elle aiguise les appétits. Les gouvernants du Mozambique ont endetté leur pays pour investir massivement dans des navires militaires pour protéger l'extraction offshore. "Des achats financés par des emprunts clandestins", écrit l'hebdomadaire dans cet article du 3 février 2021.

L'armée installée à La Réunion et à Mayotte va lutter contre les djihadistes

 

L'ONG, Les Amis de la Terre, demande à la France de cesser ses investissements gaziers. Une partie des sommes collectées servirait à financer le mouvement Al Shebab dont les partisans ont pris possession, depuis août 2020, du port gazier de Mocimboa da Praia. 

Cette installation soudaine de djidahistes au Mozambique est-elle commandité ? La question mérite d'être posée. Al Shebab n'est pas venu par hasard. Les djihadistes ont une stratégie et ne frappent pas sans arrière-pensée. Le 12 janvier 2021, devant l'Assemblée nationale le ministre des armées a officialisé l'aide de la France. Les formateurs de La Réunion et de Mayotte vont se rendre au Mozambique pour former les militaires à lutter contre le terrorisme.

Dans le même temps, la France va verser 300 millions d'euros d'aide pour la coopération bilatérale. Une dépense qui va permettre de protéger les îles Éparses et les intérêts de notre pays dans le canal.
 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

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