Air Austral : un accord signé entre la direction et les syndicats

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Air Austral
©Réunion 1ère
La direction d’Air Austral et les syndicats ont signé un accord prévoyant notamment un plan de départ ou encore un gel des salaires sur trois ans en échange du maintien des emplois.
Pour faire face à la crise du transport aérien et assurer sa pérennité, la compagnie aérienne Air Austral n’avait pas d’autre choix que de prendre des mesures fortes pour redresser la barre.

Après un mois de discussions avec les syndicats, la direction est parvenue à un accord prévoyant le gel des salaires sur trois ans ainsi que des mesures de mobilité interne, et cela en échange d’une garantie du maintien de l’emploi.
 

Baisse d'activité de 95%


"Je rappelle qu'Air Austral a subi une baisse de 95% de son activité depuis le mois de mars. Nous avons mobilisé des moyens très importants pour pouvoir survivre et assurer notre trésorerie sous la forme de prêts, d’avances. Autant d’argent qu’il va falloir rembourser", souligne Dominique Dufour, le secrétaire général.

Autour de la table des négociations : le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC), la CFE-CGC et l'UNSA... La CFDT est la seule à ne pas avoir signé.

"Nous n’avons pas signé cet accord puisque le CSE a demandé l’expertise d’un cabinet extérieur pour valider ou invalider les scénarii d’économie proposés par notre direction. Jusqu’au mardi 30 juin, nous n’avions pas d’informations précises en termes de données chiffrées et également sur les restructurations de services en interne. La CDFT ne pouvait pas se positionner sans ces informations", argumente Valérie Andrien, déléguée syndicale.

Le plan d’économie néanmoins validé comprend un accord de performance collective et un accord de rupture conventionnelle collective, deux dispositifs qui ont été introduits par les ordonnances Macron de 2017.
 

Sauver les emplois


L’accord de performance collective prévoit de modifier temporairement les règles internes de rémunérations, de temps de travail ou de mobilité. En plus du gel des salaires sur trois ans, l’ensemble des salariés doivent renoncer à tout ou partie de leur 13ème mois, en fonction de leurs revenus.

L’accord de rupture conventionnelle collective offre l’opportunité aux salariés qui le souhaitent de quitter l’entreprise selon des conditions intéressantes, et cela pendant une durée d’un an.

La direction insiste sur le fait que toutes ces mesures sont faites pour sauver les emplois au sein de la compagnie aérienne qui connaît, on le sait, une situation catastrophique avec la crise sanitaire.

Le 8 juillet, la compagnie a rendez-vous au tribunal de commerce pour une procédure de conciliation qui va permettre de demander aux créanciers d'étaler la dette. Il lui fallait en contrepartie la signature de ces accords.
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