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Assises : portraits psychologiques des meurtriers du couple Aho-Nienne

justice
Filomar, Célina et Robert
Evelyne Filomar, Jimmy Célina et Mickaël Robert les auteurs du double meurtre des commerçants de Grand-Bois ©Réunion 1ère
La troisième du procès des meurtriers des commerçants de Grand-Bois débuté par les portraits psychologiques des prévenus. Deux meneurs, des suiveurs et une très mauvaise idée qui devait dégénérer.
Evelyne Filomar et Jimmy Célina sont clairement les principaux accusés de ce vol violence à l’origine des morts d’Odette et de Emile Aho-Nienne. Ils assument le rôle. La jeune femme entre deux sanglots et son compagnon entre deux aveux.
Dès mercredi, les psychologues appelés à la barre de la cour d’assises de La Réunion avaient dressé un profil psychologique très précis des deux principaux accusés. Deux adultes immatures, consommateurs réguliers de zamal et d’Artane, flirtant avec la dépression.
Ce jeudi matin du 2 février 2017, les experts psychiatres ont confirmé que tous les prévenus étaient accessibles à une sanction pénale. Tous avaient conscience de leurs actes le soir de la tragédie.
 
L’odeur du sang
 
Pour confirmer cette affirmation, Evelyne Filomar parle de cette odeur de sang qui ne la quitte plus depuis de ce 22 janvier 2015. Un rappel olfactif insupportable, tout comme le fut pour les accusés le rappel des faits et le descriptif de la scène de crime. Le cerveau a tout enregistré. Des actes impossibles à oublier pour la conscience.
Mercredi et ce jeudi matin, Jimmy Celina, Mickaël Robert comme Elsa Gonthier confirment être également atteints de ce « syndrome ».
Seule Carole Gravier échappe à ce rappel constant.
 
Des regrets sincères ?
 
Les 5 prévenus, issus de familles modestes, ont souffert durant leur enfance de carences affectives et éducatives. Enfant abandonné pour l’un, battu par un père pour l’autre, par son premier compagnon pour la troisième, ils présentent des parcours de vie compliqués.
Ces difficultés n’expliquent pas comment, des voleurs violents sont devenus des meurtriers.
Finalement la réponse fournie, par le médecin, est presque banale. Dans ce genre de dossiers, les braqueurs n’imaginent pas que leurs victimes peuvent mourir, comme ils n’anticipent pas la possibilité que leurs cibles résistent, se défendent ou se rebellent.
Avec le recul, ils voient l’ampleur de la tragédie. Le docteur affirme que leurs regrets sont, sans doute, sincères.
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