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Assises : quatre affaires de meurtres ou tentatives de meurtres sur conjoint

Une nouvelle session d’Assises s’ouvre ce lundi 19 août à La Réunion. Les quatre dossiers concernent des meurtres ou tentatives de meurtre sur conjoint. Les femmes sont encore en première ligne.

La cour d'Assises, à Saint-Denis. © IMAZ PRESS
© IMAZ PRESS La cour d'Assises, à Saint-Denis.
  • Nadine Bachelot / IP
  • Publié le , mis à jour le
Les femmes sont encore en première ligne. Les violences qu’elles subissent de la part de leur conjoint deviennent un véritable fléau à La Réunion. Les affaires qui arrivent devant la cour d’Assises ce lundi 19 août concernent toutes des meurtres ou tentatives de meurtres sur conjoint.
 

Drame de la séparation 

Ce lundi, Jean-Pierre Imouche devra s'expliquer sur son geste. En mars 2017, à la Rivière Saint-Louis, l'homme percute délibérément avec son véhicule de service son ex-compagne, alors que celle-ci se promène avec son nouveau compagnon. Il les fauche à une vitesse de près de 70 km/h, tuant Nicole Payet et blessant grièvement son rival.

Ce drame de la séparation n'est pas sans rappeler l'affaire Nauche. En janvier 2016, Géraldine est assassinée sur le parking du supermarché à Duparc.
 

Sauvée de justesse

Joachime Aure a eu plus de chance. À partir de mercredi et sur trois jours, elle affrontera de nouveau sur le banc de la partie civile son ex-compagnon qui a tenté de la tuer en février 2018 à Plateau-Caillou. Après une course-poursuite en voiture, Frédéric Fetisoi va la frapper à coups de hache et de machette. La jeune femme sera sauvée de justesse.
 

Torture

La semaine prochaine, c'est Jean-Yves Gobalraja qui prendra place dans le box des accusés. L'homme a roué de coups sa femme Corinne. Ils étaient en instance de divorce. Il lui fracasse le crâne avec l'enceinte du home cinéma. C'était en octobre 2017, dans l'appartement familial à la Trinité.

C'est un dossier de torture en appel qui viendra clôturer cette session d’Assises. Rachid Sahari comparaît pour torture et acte de barbarie sur sa compagne. En 2017,  il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle.


Nicole Payet, Joachime Aure, Corinne Gobalraja, Delphine Sibieta...

Autant de femmes qui ont subi des violences ou la folie meurtrière de leur compagnon. Bien souvent, le prix à payer pour réclamer sa liberté ou tout simplement pour vouloir vivre est la mort. S’il y a beaucoup plus de plaintes pour violences conjugales, la société a un rôle à jouer au-delà de l’action judiciaire car la situation est vraiment inquiétante selon le procureur de la République Eric Tufféry :

"C'est une situation anormale, inquiétante, ça ne s'améliore pas. Quand un meurtre est aggravé par des liens conjugaux entre la victime et l'auteur, la peine encourue c'est déjà la perpétuité. C'est le maximum des peines prévues par la loi."


La Réunion est le 3ème département de France le plus touché par ce phénomène de violence conjugale. 

Ecoutez ci-dessous les précisions du procureur de la République : 

Procureur de la République

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