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Bac 2019 : la grève de la surveillance ne perturbe pas les épreuves de philo

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Bac éleves et surveillants
©Réunion La 1ère
C'est la première fois depuis 2003 qu'un appel à la grève est déposé par des syndicats pour le bac. Dans l’académie de La Réunion, certains enseignants ont décidé de ne pas assurer la surveillance des épreuves mais cela n’a pas perturbé cette première matinée d’examen.
 
L’épreuve de philosophie a donné le coup d’envoi du bac 2019. Les 12 592 candidats ont découvert à 10H les sujets qui leurs sont proposés. Une épreuve redoutée, qui suscite généralement stress et interrogations chez les terminales. Des sensations sans doute renforcées cette année par un appel à la grève de la surveillance lancée par quatre syndicats nationaux d’enseignants, dont le SNES-FSU majoritaire dans le second degré. Ils protestent contre la réforme des lycées voulue par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education national. Une réforme à laquelle s’ajoute celle du bac, effective en 2021, et qui prévoit notamment de réduire le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu. Un préavis de grève avait donc été déposé le 29 mai dernier au niveau national.

A La Réunion, des  professeurs du lycée Boisjoly Potier au Tampon avaient fait savoir qu’ils relaieraient cet appel ce lundi 17 juin. Une vingtaine d’entre eux étaient effectivement en grève ce matin. Même intention du côté du lycée Lepervanche au Port.
Bac greve enseignants Boisjoly Potier
Une vingtaine d’enseignants du lycée Boisjoly Potier, au Tampon, en grève de la surveillance pour les épreuves de philo du bac 2019. ©Réunion La 1ère
Mais dans l’ensemble, les grévistes ne sont pas suffisamment nombreux pour que l’épreuve de philo soit perturbée dans notre département. Pas plus à l’échelle nationale. Les services du ministère de l’Education nationale avaient toutefois mobilisé des surveillants « réservistes » pour faire face à la situation. Dans certains établissements de l’île, le nombre de surveillants a même été doublé pour parer à l’urgence. Les candidats peuvent donc travailler sereinement sur leur sujet.

L’idée pour les enseignants n’était pas de perturbé cet examen très important pour les lycéens. Ils souhaitent que les réformes voulus par le gouvernement soient renégociées.

 Le reportage de Patrick Smith et Laurent Pirotte
Reportage ©Réunion La 1ère


 
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