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Bac : des enseignants pourraient bien faire la grève de la surveillance ce lundi

éducation
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©Rahabia Issa (Réunion1ère)
L’appel à la mobilisation a été lancé le 29 mai par plusieurs syndicats au niveau national. Des enseignants du Tampon ont déjà fait savoir qu’ils relaieraient cet appel en faisant la grève de la surveillance demain, lundi 17 juin, pour les premières épreuves du baccalauréat 2019.
Les enseignants du lycée Boisjoly Potier, au Tampon, se mobiliseront ce lundi 17 juin pour le début du baccalauréat. Un rassemblement aura ainsi lieu devant l’établissement dès 8h pour informer les familles et manifester contre les réformes, informe la secrétaire de section SNES-FSU, Corinne Peyré.
 

Vent debout contre les réformes de Blanquer

C’est une intersyndicale, composée du SNES-FSU, syndicat majoritaire chez les profs du secondaire, SUD-Education, la CGT et le Snalc, qui a lancé l’appel à la grève de la surveillance. Un tel appel des syndicats pour le bac n’avait pas été déposé depuis 2003. Ils étaient alors mobilisés contre les réformes du ministre de l’Education nationale de l’époque, Luc Ferry, parmi lesquelles la décentralisation de l’éducation.

Cette fois, ils protestent contre la réforme du lycée ou encore celle du baccalauréat, effective en 2021, voulue par l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le 29 mai dernier, ils ont donc décidé de déposer un préavis de grève.
 

Attirer l’attention mais ne pas empêcher les épreuves

Difficile de savoir combien de grévistes ils seront, en attendant, Corinne Peyé, la secrétaire de section du SNES-FSU l’assure, les enseignants du lycée Boisjoly Potier, mobilisés demain, lundi 17 juin, ne veulent " pas empêcher le baccalauréat de se tenir, mais simplement attirer l’attention du ministre ". Ce qu’ils veulent c’est que les réformes soient renégociées.
©Reunion la 1ère

En réponse à l’appel à la mobilisation national, le ministère de l’Education nationale a fait savoir, jeudi dernier, que "davantage d’enseignants" ont été convoqués pour assurer la surveillance des épreuves qui débuteront ce lundi 17 juin.

Ainsi, les terminales des filières générales et technologiques devraient pouvoir passer l’épreuve de philosophie dans des conditions sereines, de même pour les élèves de première qui plancheront, eux, sur le français.
 
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