Baisse des incivilités dans les bus

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Bus SEMTO Kar Ouest
Moins d'agression dans les bus de l'Ouest ©SEMTO

Les chauffeurs se plaignant d’insultes ou de menaces voire même d’agressions particulièrement le soir, les compagnies de transport comme les Cars Jaunes, la CITALIS et aujourd'hui la SEMTO ont pris conscience de ces agressions verbales ou autres qui mettent en danger leurs chauffeurs.
Les incivilités dans les transports en commun à La Réunion s’étaient multipliées ces dernières années. Il semble qu'elles soient aujourd'hui en baisse. C'est ce que rapporte la société SEMTO Kar Ouest.
 

Un métier à risque

Roland, chauffeur de bus dans l’Ouest, témoigne :

A la suite d’une agression en 2013, j’ai fait un an d’arrêt de travail avec mon poignet cassé.
J’ai été agressé à 20 heures le soir par deux individus.


Regardez le reportage de Jean-Marc Seguin :
©reunion

 

132 000 contrôles, 2165 PV

Les occasions ne manquaient pas pour voir le ton monter entre des chauffeurs parfois bien seuls et des usagers très souvent sans billet car c’est souvent la fraude qui conduisait à l’incivilité, à la violence.
Avec le CMS (Contrôle Médiation Sûreté), le nouveau programme mis en place depuis le début de l’année, la SEMTO souligne que les fraudes sont passées de 5% en 2016 à moins de 2% en 2018.
Contrôle CMS
Les agents du CMS Contôle Médiation Sureté vérifient les billets des passagers ©Photo Semto
 

Le dernier bilan de la SEMTO fait état de 2165 procès-verbaux pour 132000 contrôles.

Les incivilités semblent avoir suivi la même tendance.

Le CMS ? Mais qu'est-ce-que c'est ?
Employés par la Transdev, une société multinationale, 50 agents interviennent aujourd'hui sur les réseaux Car Jaune (depuis 2010), CITALIS (depuis 2015) et SEMTO (Depuis 2016).

Cette multinationale, a été créée dans le cadre de la loi "Gilles Savary". Cette loi, votée pour permettre la lutte contre le terrorisme, la fraude et l'insécurité, a été développée à La Réunion.
Elle permet la mutualisation des compétences des contrôleurs, des médiateurs et des représentants des forces de l'ordre.

L'exemple réunionnais a fait des émules.Le Concept "CMS" s'externalise depuis 2 ans en métropole comme à Montpellier ou à Aix en Provence.