Boeuf Pays : une campagne pour retrouver la confiance des consommateurs

La filière Boeuf Pays traverse une véritable crise de confiance de la part des consommateurs. Même si un plan " zéro leucose " a été annoncé, affiches, spots publicitaires ne seront pas de trop pour combattre les idées reçues et ramener côtes et steaks dans les assiettes.
Les éleveurs de la Réunion vont mal. Les problèmes de leucose bovine ont installé le doute dans la tête des consommateurs qui n'achètent plus aujourd'hui de boeuf produit localement. La consommation de viande a baissé de 30% pour ne pas dire de moitié. Pour les professionnels, ces bêtes qui ne sont ni abattues, ni vendues restent sur les exploitations, il faut aussi les nourrir, en prendre soin sans compter l'argent qui ne rentre pas.
La situation est tellement préoccupante, que pour redonner confiance aux consommateurs, les éleveurs s’impliquent dans une campagne de communication qui démarre à compter du 1er novembre. Rassurer la population, répondre aux questions qu’elle se pose, affiches, spots télé ouvrent les portes des exploitations à la découverte du quotidien des hommes et des femmes qui travaillent au service de la production locale.  
 

Contrôles vétérinaires stricts dans les abattoirs


" Aucun boeuf malade ne rentre ou ne sort d’un abattoir " affirme Guy Coré, Directeur général des abattoirs de la Réunion.
De nombreux contrôles sont effectués aussi bien au niveau de l’animal que de ses organes, à l’entrée, durant l’abattage. En cas de suspicion, la bête va, à l’équarrissage et n’entre jamais dans le circuit alimentaire. " Les abattoirs de la Réunion sont agréés CE, les règles de la communauté européenne sont les plus efficientes au monde et elle sont strictes, la viande de la Réunion peut aussi s'exporter partout " termine le DG des abattoirs de la Réunion