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CHU : les salariés manifestent. L'entrée Ouest de Saint-Denis au ralenti

Les économies négociées par la direction et le directoire du CHU dans le plan de redressement du CHU validé lors du COPERMO de ce mercredi 31 janvier 2018, ne convient pas du tout à FO et à la CFDT. Une fois encore, il est question de suppressions d'emplois... 

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  • Par Fabrice Floch
  • Publié le , mis à jour le
Sans surprise, la circulation était bloquée, ce vendredi 2 février 2018, à l'entrée Ouest de Saint-Denis, plus précisément au niveau du pont Vinh-San. Quelques salariés du CHU, syndiqués où sympathisants de Force-Ouvrière ont mis en place un barrage filtrant devant l'entrée de l'hôpital de Bellepierre. Barrage qui a été levé dès 7 heures du matin. Ce mouvement symbolique annonce les prochains jours de grèves au cours desquels le ton va se durcir dans le Nord, comme dans le Sud. Les employés des hôpitaux disposent du droit de grève, mais la santé des patients autorise, et c'est compréhensible, les directions des services à réquisitionner le personnel nécessaire. En clair, les mouvements d'humeur des infirmiers-è-r-e-s, médecins, aides soignants-e-s passent souvent inaperçus en se limitant au port de badges : "en grève" à l'intérieur des locaux
© Fabrice Floch (Réunion.1)
© Fabrice Floch (Réunion.1)
Afin de sensibiliser l'opinion public et ne pas perdre le bras de fer médiatique qui vient de s'engager avec les dirigeants du CHU, les manifestants distribuent des tracts dans lesquels ils expliquent les raisons de leur mouvement. Le plan de redressement prévoit une économie de 10 958 000 € sur quatre ans. Des restrictions budgétaires qui doivent conduire à des suppressions de postes explique, noir sur blanc, le document validé lors du comité interministériel de la performance et de l'offre de soins. Cette coupe sombre dans les finances du CHU va entraîné l'externalisation des services, la diminution du nombre de lits, sans oublier, à terme, la fermeture de l'hôpital de Cilaos. 
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Cette transformation de fond de l'hôpital public de La Réunion et par extension de l'offre de soins concerne toute la population. Les malades, les valides, les enfants, les vieux, les futurs parents et les futurs retraités. Les soins en France ne sont pas gratuits. Ils sont payés en partie par la sécurité sociale, caisse financée par les impôts directs, indirects et les ponctions sur les salaires bruts des employés et les cotisations obligatoires des employeurs. Les gouvernements successifs tentent de transformer ce système spécifique à la France afin de rapprocher notre système de soins de celui en vigueur en Angleterre ou en Allemagne. C'est un choix, sera-t-il a suivi ?
Reportage réalisé par Yves Gruyer 



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