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Comores : tentative de coup d’Etat, un proche du vice-président Jaffar arrêté

Ce samedi 11 août, on apprend que le petit-frère du vice-président Ahmed Saïd Jaffar a été arrêté, suspecté d’avoir participé au projet de tentative de coup d’Etat. 8 personnes ont déjà été placées en garde-à-vue depuis jeudi.
 

Le procureur de la République des Grandes Comores © Masiwa Komor
© Masiwa Komor Le procureur de la République des Grandes Comores
  • Lise Hourdel avec Fabrice Floch
  • Publié le
Les interpellations se poursuivent dans l’affaire de la tentative de Coup d’Etat contre le président Azali Assoumani. Ce samedi 11 août, on apprend qu’un proche du vice-président Ahmed Saïd Jaffar a été arrêté, son petit-frère.

Auparavant co-listier d’Azali, Ahmed Saïd Jaffar est considéré comme dissident depuis qu’il a déclaré que le référendum de révision de la Constitution, du 30 juillet dernier, ne pouvait avoir lieu sans le rétablissement de la Cour constitutionnelle.

Le référendum, validé par la Cour suprême du pays, a plébiscité le président Azali Assoumani. Un référendum très contesté car il octroie désormais la possibilité au chef de l’Etat d’effectuer deux mandats consécutifs, de 5 ans chacun, notamment. Azali, qui devait quitter le pouvoir, pourrait finalement bien y rester jusqu’en 2029.
 
Après la proclamation, la tension est restée vive et les militaires ont pratiqué plusieurs arrestations d’opposants, dont l’écrivain comorien, Saïd Ahmed Saïd Tourqui, suspecté d’avoir voulu organiser un coup d’Etat. Depuis jeudi dernier, huit personnes ont donc été placées en garde à vue.

Information confirmée, ce samedi 11 août, par le procureur de la République des Grandes Comores, dans une vidéo mise en ligne sur la page Facebook de Masiwa Komor. Il y évoque ainsi une "entreprise terroriste", "organisée pour tuer, assassiner, certaines autorités de l’Etat, afin de pouvoir s’accaparer le pouvoir".

Il explique que des perquisitions ont été menées et que des munitions ainsi que de l’argent ont été saisis. Selon les autorités comoriennes, ces éléments devaient servir à ce qui est qualifié d’ "opération de malfaiteurs".
 

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