Contrôle technique obligatoire pour les deux-roues : la colère des motards à La Réunion

sports mécaniques
Manifestation des motards contre le contrôle technique 2
Manifestation des motards contre le contrôle technique ©Hermione Razafinarivo
Le conseil d’Etat estime que le contrôle technique des deux-roues devra être opérationnel en octobre. Mise en place en 2023, la mesure avait été suspendue par le gouvernement en août. Elle provoque la colère des motards à La Réunion.

Le Conseil d'Etat a tranché mardi 17 mai. Il rend obligatoire le contrôle technique des deux-roues motorisée. Cette mesure entrera en vigueur dès le mois d'octobre pour les engins de plus de 125 cm3.  

Tous les deux ans  

Elle provoque la colère des motards à La Réunion. Les propriétaires devront faire réviser leur monture tous les deux ans. Selon les autorités, le contrôle technique des deux-roues obligatoire doit permettre "d’améliorer la sécurité des motards". Il doit aussi "lutter contre le bruit et la pollution".  

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Motos : le contrôle technique obligatoire au 1er octobre

Des questions  

A La Réunion, les motards grincent des dents. "Pourquoi payer ? On fait réviser nos motos régulièrement", assure une conductrice de moto. Comme elle, les motards s’interrogent sur cette obligation européenne. Quel sera le coût du contrôle technique ? Qui seront les garages agréés ? Sur quels critères seront effectués les contrôles ?   

"La sécurité sur ma moto est primordiale"

"Je ne suis pas pour ce contrôle technique, explique un motard. A chaque sortie, je vérifie la pression des pneus, les plaquettes. Contrairement à une voiture, je n’ai pas de carrosserie donc la sécurité sur ma moto est primordiale. Tous les motards vous le diront : une moto s’entretient beaucoup mieux qu’une voiture".

A l’origine, le contrôle technique pour les deux roues devait s'appliquer dès 2022. L’an dernier, le gouvernement avait décidé de repousser cette obligation à 2023, avant de la suspendre en août. Hier, le Conseil d'Etat a suspendu le décret qui repoussait la mesure à 2023.