Coronavirus : 450 employés mauriciens des bateaux de croisières toujours bloqués

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Costa Croisière AidaBlu
©Indian Ocean Network News (Illustration)
450 Mauriciens qui travaillent sur les bateaux de croisières attendent désespérément d'être rapatriés vers l'île sœur. Le gouvernement mauricien exigerait une participation financière des employeurs et des naufragés pour affréter un avion. Des exigences élevées, selon les victimes !
Le dossier du rapatriement des Mauriciens, employés sur les bateaux de croisière à travers la planète, devient de plus en plus gênant pour le gouvernement. De nombreux reportages, à travers le Monde, ont illustré la souffrance de ces travailleurs, de toutes les origines, prisonniers des luxueux paquebots. 450 des naufragés du coronavirus sont originaires de l'île Maurice. Ils attendent désespérément de revoir leurs familles. 
À première vue, rien ne devrait interdire le retour au pays de ces hommes et femmes qui sont "incarcérés" dans leurs cellules flottantes depuis des mois pour avoir travaillé loin de chez eux. 
 

Les salariés devraient payer 1 300 dollars US pour la quatorzaine


Le transport des 450 Mauriciens vers leurs domiciles se heurterait à des discussions financières entre le gouvernement et les employeurs. L'île Maurice exigerait que les frais liés au rapatriement des employés soient pris en charge par les employeurs, il demanderait également que les salariés payent les 14 jours de confinement, une fois rentrés.

Selon L'Express de Maurice, il est question de 1 300 dollars : "Le gouvernement cherche un moyen pour avoir de l’argent sur notre malheur. Les compagnies pour lesquelles nous travaillons en ont aussi marre et elles ne souhaitent plus collaborer avec le gouvernement à l’avenir. Non seulement, nous sommes actuellement, dans une situation bouleversante, mais notre travail est aussi menacé", explique un membre du  de l'association du personnel mauricien. 

Sans condamnation, ni procès, les exilés attendent que les autorités mettent fin à leur calvaire. Une solution qui devient urgente, pour régler un dossier politique.




 
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