Coronavirus : 656 cas confirmés, soit 44 de plus à Madagascar en 24 heures

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Camion ou se cache des fuyards de Tamatave Covid-19
©Capture d'écran Itinérance à Madagascar
L'extension de l'épidémie de Covid-19 est inexorable. Madagascar a enregistré 44 nouveaux cas dans les dernières 24 heures. Les autorités comptabilisent 656 personnes infectées, deux morts, 500 patients en cours de traitement, dont 10 dans un état grave et 154 Malgaches guéris. 
Au bout d'un certain temps, l'accumulation de chiffres n'a plus de sens. Elle ne permet plus d'avoir une vue d'ensemble de la situation sanitaire sur la progression du virus dans un pays. Cette litanie quotidienne d'annonces ne parle pas du nombre d'habitants, des ressources de cette nation, de l'historique de la politique de santé, des moyens engagés et de l'état sanitaire des peuples. 
Les derniers chiffres malgaches démontrent une flambée du nombre de cas confirmés dans l'Est, mais les deux foyers se limitent à Tananarive et Tamatave. Peut-on s'en réjouir ?
 

656 cas confirmés, soit 44 de plus en 24 heures


Cette analyse rapide est certainement incomplète du cérémonial qui se tient tous les soirs dans tous les pays depuis le début de l'épidémie comme à Madagascar. 
Ce jeudi 28 mai en fin de journée, les autorités ont annoncé 656 cas confirmés, soit 44 nouveaux qui portent à 500 le nombre de patients hospitalisés et 10 personnes dans un état grave. N'oublions pas les 154 Malgaches qui ont été guéris depuis le 20 mars 2020. Il n'est pas question dasn la presse malgache, pour l'instant, des deux boissons et du médicamentst créés par l'IMRA pour lutter contre la Covid-19. 
 

21 000 humains meurent de faim tous les jours 


L'épidémie progresse vite, de plus en plus vite, mais comment expliquer à la population des bidonvilles et des favelas des pays les plus pauvres de l'hémisphère Sud que la distanciation sanitaire est un impératif contre la maladie. Ils vivent souvent à 4, voire plus, dans 10 m2. Les concepts peuvent être justifiés, mais inapplicable dans des milieux dépourvus du minimum vital. 
Les marchés illégaux qui subsistent dans les banlieues des grandes villes d'Afrique, d'Amérique du Sud ou d'Asie sont le seul moyen pour les plus pauvres d'acheter de quoi manger pour survivre. N'oublions pas que tous les ans 9 millions de personnes meurent de faim sur terre, soit plus 21 000 tous les jours
 

Cachés dans les camions de marchandises


Le gouverneur de la région d'Antsanana dénonçait, ce jeudi 28 mai 2020, les personnes interpellées dans les camions qui transportent de la marchandise du port de Tamatave vers les autres villes écrit L'Express de Madgagascar. Comment les blâmer d'avoir peur et de vouloir partir ? 
La lutte contre ce virus s'annonce longue et compliquée à Madagascar, mais il faut se garder de porter un jugement. La réalité du terrain est incomparable avec la vie, ici, à La Réunion. 
Pour l'instant, si les chiffres officiels fournis par Madagascar sont confirmés à la fin de la crise, la Grande île qui compte 25 millions d'habitants, parvient à maîtriser le coronavirus. 
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