Coronavirus : les policiers municipaux demandent le même niveau de protection

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La police municipale à La Réunion.
La police municipale à La Réunion. ©DANIEL FONTAINE
Autorisés à intervenir dans le cadre de la lutte contre la propagation de l'épidémie de coronavirus, les policiers municipaux demandent à bénéficier des mesures de protection en vigueur pour effecturer leurs missions en toute sécurité. 
Les policiers municipaux appelés en renfort des forces de l’ordre pour faire respecter les restrictions de déplacement. A l’instar des policiers nationaux et des gendarmes, les policiers municipaux participent aux contrôles des attestations de déplacement dans le cadre de la lutte contre la propagation de l’épidémie de coronavirus.

Le ministre de l’Intérieur a ainsi signifié aux préfets, le 16 mars dernier, que les élus doivent être associés à la mise en place des consignes et que " les polices municipales pourront également être mobilisées pour diffuser ces directives et appuyer l’action des forces de sécurité intérieure ". Leur niveau d’engagement dans ces contrôles et la verbalisation n’a cependant pas été précisé.

 

Les policiers municipaux sont en première ligne

Des policiers municipaux, qui comme de nombreuses autres personnes appelées à participer à la gestion de cette crise sanitaire et en contact avec la population, souffrent de la pénurie de matériels de protection.

Un syndicat monte au créneau. Pour la CFDT Interco, il faut absolument équiper les agents de la police municipale. Alain Mani, son secrétaire général à La Réunion, va donc remettre un courrier à l'ensemble des 24 maires de la Réunion.

Reportage de Jean-Claude Toihir et Philippe Hoareau.
©Réunion la 1ère
 

Les mesures de protection doivent être appliquées

Masques, gants, gel hydro-alcoolique sont indispensables pour exercer leurs missions quotidiennes estime le syndicat. Il demande également une désinfection quotidienne des outils, tels que le véhicule, l’arme ou l’ordinateur, utilisés par ces agents, tout comme les locaux communs.

Enfin, la CFDT Interco, demande à ce que le travail soit imposé aux agents qui seraient susceptibles de vivre avec une personne atteinte d’une pathologie à risque, ou qu’ils bénéficient  d’une autorisation spéciale d’absence sans perte de salaire.

Les policiers municipaux ne peuvent en effet exercer un droit de retrait, à la différence des ASVP, Agents de Surveillance de la Voie Publique.