Coronavirus : un plan de soutien pour les transporteurs publics réunionnais en difficulté ?

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Préparation des bus 11 mai
©Harini Mardaye
La crise sanitaire ne les a pas épargnés non plus. Les transports publics réunionnais sont touchés de plein fouet et se disent aujourd’hui " gravement fragilisés ". Ce mardi, ils demandent à rencontrer le ministre des Outre-mer, lors de sa visite prochaine dans l’île.
Ils tirent donc la sonnette d’alarme. Depuis la fin du confinement, ils ont perdu près de 40% de leur fréquentation habituelle et par conséquent 50% de leurs recettes.

Ce mardi 4 août, les directeur des sociétés exploitants les réseaux Citalis dans le Nord, Kar’Ouest dans l’Ouest, Estival dans l’Est, CarSud et Alternéo dans le Sud, interconnectés par le réseau interurbain Car Jaune, interpellent l'Etat sur leur situation économique.

Depuis la fin du confinement et l’extinction des mesures d’aide de l’Etat, comme le chômage partiel, cette situation se dégrade. D’autant que ces entreprises de transports publics sont contraintes de maintenir un service normal.

Regardez le reportage de Réunion La1ère : 

 

Des emplois et une offre de transport en jeu


Ils estiment la baisse de leur chiffre d’affaires à plus de 10 millions d’euros d’ici la fin de l’année. Déjà plusieurs millions ont été perdus depuis le 11 mai. Un déficit impossible à absorber sans une dégradation du niveau de services, à savoir la réduction de l’offre de transport aux Réunionnais et une remise en cause de l’emploi, estiment-ils.

Ces réseaux transportent en général près de 150 000 Réunionnais chaque jour, pour la scolarité des enfants, pour l’accès à l’emploi, pour les achats de la vie courante, pour l’activité économique et sociale notamment. 3 000 personnes sont employées au sein de ces entreprises, aujourd’hui en difficulté.

 

Appel à la solidarité nationale


Les dirigeants des entreprises exploitant ces réseaux ont donc écrit conjointement au Ministre des Outre-mer afin de lui demander audience lors de sa visite prochaine dans l’île. Ils souhaitent obtenir la mise en place d’un plan de soutien, voire de " sauvetage".

Ils en appellent ainsi à la solidarité nationale pour qu’un accompagnement financier soit envisagé, se traduisant notamment par le gel des cotisations patronales jusqu’au 31 décembre 2020.

 
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