Coronavirus : réclamation d'un dépistage massif mais les moyens manquent déjà

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Coronavirus : réclamation d'un dépistage massif mais un manque déjà de moyens
©Réunion La 1ère
Le dépistage généralisé, on n'y est pas encore en France mais on s'y rapproche. A La Réunion, face à l'épidémie qui gagne du terrain, dix parlementaires veulent accélérer la cadence des tests. Ils ont écrit hier, à la Ministre des Outre-mer, afin de réclamer un dépistage massif de la population. 
« Notre stratégie en matière de test a évolué », c'es ce qu'a déclaré samedi, le ministre de la Santé, Olivier Véran. La France qui a d'abord limité les tests changent de stratégie et espère désormais, les étendre. L'exécutif souhaite parvenir à 30 000 tests quotidiens au Covid-19, d’ici le début de la semaine prochaine. Jusqu'ici la France n'en réalisait que 10 000 par jour.   
 

Les parlementaires réclament d'urgence un dépistage massif 


A La Réunion, l'ARS a annoncé la mise en place d'un dispositif de dépistage sous forme de "drive" avec un potentiel de dépistage qui devrait atteindre plus de 600 tests par jour. Des tests ciblés d'abord, pour les soignants et les patients fragiles qui présentent des symptômes. Un nombre de tests jugé insuffisant pour les parlementaires réunionnais qui précisent qu' " il en faudrait environ 3 000 pour dépister à peu près 10% de la population concernée par le virus dans les dix jours qui viennent ". Des élus qui ont interpellé la Ministre des Outre-mer afin de réclamer d'urgence une intensification des dépistages du Covid-19 dans le département.
 

"C'est par un dépistage massif que nous éviterons d'engorger les systèmes de santé de l'île et contribuerons à protéger l'ensemble de notre population"


Les moyens manquent déjà


Oui mais voilà, le dépistage massif n'est pas encore mis en place à La Réunion que les moyens manquent déjà. Pour l'heure, six sites peuvent effectuer des dépistages dont le GHER à Saint-Benoît où les dépistages se multiplient. Un dépistage qui commence par un prélèvement nasal par le biais d'un long conton-tige appelé " écouvillon ". A peine retiré, il est ensuite entubé. Le prélèvement est transporté dans la salle de biologie moléculaire pour être placé dans un automate. " Une fois que l'appareil a fait la recherche des séquences cibles du coronavirus. On a à l'écran des courbes d'amplification et là, on voit que c'est positif. La présence des gènes montre que le virus est présent dans ce prélèvement " explique Cédric, technicien de laboratoire. 

Cette technique, Cédric l'a réalise plusieurs fois par jour. Mais à ce rythme, le manque de réactifs, substance qui permet de détecter le virus, va se faire ressentir. " Actuellement, nous avons des soucis de réception de réactifs qui sont parfois bloqués au niveau de la douane. Et nous faisons tout quand même pour répondre aux besoins des prescripteurs et des médecins mais il faut vraiment respecté ces prescriptions. Ce n'est pas encore un dépistage massif. Nous attendons avec impatience nos réactifs pour la fin de semaine. Il faut que tout le monde joue le jeu " estime le Dr Pignolet, médecin en laboratoire. 

Le reportage de Laura Striano :
Les drive test se développent à La Réunion, les laboratoires peuvent en effet, faire les analyses désormais. Mais avec le développement des dépistages, les réactifs vont rapidement manquer.
 

Une plateforme scientifique pour accélérer le dépistage massif


Les scientifiques de tous les organismes de recherche du département travaillent actuellement à la mise en place d'une nouvelle plateforme qui permettrait d'accélérer le dépistage massif, sous la forme d'un " drive ". Les médecins proposent de compléter le dispositif, en mettant en place un système informatique pour transmettre les résultats et informer les sujets prélevés. Les patients positifs seraient ensuite contactés individuellement pour la suite de leur traitement. Les élus réclament de l'aide afin de les aider à rendre cette plateforme opérationnelle au plus vite.
 
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