Covid-19 : la Haute Autorité de Santé donne son feu-vert à la vaccination des 5-11 ans

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Des enfants reprennent l'école à La Réunion après deux mois de confinement.
Le retour du masque à l'école à La Réunion. ©Imaz Press
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, l’avait annoncé au début du mois, la vaccination de tous les enfants âgés de 5 à 11 ans débuterait à compter du 20 décembre, si la Haute Autorité de Santé émettait un avis favorable. C’est désormais chose faîte.

La vaccination des enfants fragiles, souffrant de pathologies comme le diabète ou encore les maladies respiratoires chroniques, a débuté le 14 décembre en métropole. Elle pourra se faire, dès demain à La Réunion, soit dans les services hospitaliers pédiatriques, soit dans des centres de vaccination sur des créneaux dédiés.

 

Le ministre de la Santé, avait alors indiqué au début du mois, que tous les enfants de 5 à 11 ans, sans pathologies, seraient à terme concernés, cette semaine, si la Haute Autorité de Santé donnait un avis favorable. L’instance a donné son feu-vert hier.

Dans un communiqué publié ce 20 décembre sur son site internet, la HAS se dit "favorable à l’ouverture de la vaccination sans obligation aux enfants de 5 à 11 ans."

Sur la base des dernières données disponibles et après avoir auditionné les parties-prenantes, la HAS propose d’ouvrir la vaccination aux enfants de cette classe d’âge, sans obligation et sans que cela conditionne l’obtention d’un passe sanitaire, et en priorisant les enfants de moins de 12 ans scolarisés au collège. Elle indique que cette vaccination peut être réalisée dès la mise à disposition de la formulation pédiatrique du vaccin Comirnaty® de Pfizer.

La Haute Autorité de Santé

 

L’instance avait déjà émis un favorable pour les enfants atteints de pathologie le 30 novembre dernier. Pour rendre cet avis, la Haute Autorité de santé a "notamment pris en compte l’analyse des études cliniques fournies par le laboratoire Pfizer, les données de pharmacovigilance internationales disponibles à date, les modélisations mathématiques sur l’impact de la vaccination des enfants sur l’épidémie."

La HAS précise que son choix s’est fait "dans le contexte du variant Omicron, plus contagieux que le variant Delta." Ainsi, "on peut donc s’attendre à une augmentation des cas de formes sévères chez les enfants."

Le docteur François Ronco, invité du journal de 12h30 de Réunion La 1ère 

 

Une vaccination recommandée mais pas obligatoire

Dans son rapport, la Haute Autorité de Santé propose donc que "les parents qui le souhaitent puissent faire vacciner leur(s) enfant(s) âgés de 5 à 11 ans à compter de la mise à disposition des doses en formulation pédiatrique."

Par ailleurs, la HAS "préconise que la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans puisse se faire dans le cadre d’une décision médicale partagée, sans la rendre exigible ni obligatoire, après avoir apporté, aux familles ainsi qu’aux enfants, une information claire et adaptée à leur âge, sur la connaissance des bénéfices et des risques liés à l’administration de ce vaccin."

Ainsi, le ministre de la Santé a indiqué, sur les ondes de France Inter, que "si tout va bien, le 22 après-midi, nous démarrons la vaccination des enfants dans des centres adaptés."

Le gouvernement dans l'attente des conclusions du comité d'orientation pour la stratégie vaccinale

Un deuxième avis est attendu par le gouvernement pour lancer la vaccination chez les 5-11 ans, non atteints de comorbidités. Celui du comité d'orientation pour la stratégie vaccinale qui doit rendre ses conclusions demain matin. Ce comité est chargé d'étudier les données recueillies lors d'études américaines portant sur deux millions d'enfants vaccinés, avec rappel. Il doit évaluer d'éventuels effets indésirables. Si ses conclusions rejoignent celles de l'HAS, les injections pourraient débuter dès ce mercredi après midi.