Covid-19 : la seconde vague touche Madagascar

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Tableau Covid Madagascar
©Capture d'écran Madagascar-Tribune

29 décès, 1 327 tests positifs en deux semaines ! Madagascar fait face à une seconde vague épidémique. Des malades seraient victimes d'un variant à Mahajanga, selon le Professeur Jean-Baptiste Randrianirina. Des analyses ont été demandées en urgence. Le CVO reste le traitement privilégié.  

La seconde vague épidémique touche Madagascar. Les chiffres du ministère de la Santé sont indiscutables. En deux semaines, ils ont enregistré 1 327 tests positifs et 29 décès écrit Madagascar-Tribune. Les graphiques quotidiens permettent de visualiser cette reprise. Chaque jour, les laboratoires transmettent des chiffres préoccupants. 

Comme lors de la première vague, c'est dans la banlieue Nord de Tananarive que les chiffres des tests positifs explosent. Pour la seule journée du 13 mars 2021, 80 cas positifs ont été détectés à Analamanga. Le Nord et l'Est sont également touchés. Cette augmentation soudaine du nombre de contaminations correspondrait à une multiplication des manifestations et à un relâchement concernant la distanciation sanitaire et les gestes barrières. 

Pour l'instant, le Premier ministre, Christian Ntsay, écarte le recours au "reconfinement" selon L'Express de Madagascar. Notons que ces chiffres concernent un pays de 28 millions d'habitants, plus étendu que la France et la Belgique réunis.

Le CVO plutôt que le vaccin

 

329 décès depuis l'an dernier, mais aussi 20 480 patients guéris pour 21 482 personnes touchées. La stratégie des autorités malgaches a été décriée, moquée, mais si les chiffres officiels sont dignes de foi, est-ce si négatif ? 

Pour l'instant, l'exécutif de la Grande île veut s'appuyer sur son remède à base de plantes locales. Le CVO est privilégié. Le vaccin n'est pas au programme écrit 2424.mg qui a assisté à la conférence de presse de la ministre de la communication qui précisait les décisions du gouvernement. 

A Mahajunga, ville situé sur la côte Ouest de Madagascar, le Professeur Jean-Baptiste Randrianirina, directeur du centre hospitalier universitaire Mahavoky Atsimo, note une recrudescence du nombre de cas hopsitalisés. Ces patients présenteraient des symptômes différents des précédents : "Les symptômes se révèlent être moins alarmants mais l’évolution et le passage à la forme grave peuvent être surprenants et apporter dans le plus malheureux des cas le décès du malade".

Le patron du Centre Hospitalier a enregistré 6 décès au mois de mars, soit un tiers du total en un an, (18). 66 patients sont actuellement suivis, sept présentent des formes graves. Le médecin malgache déplore comme d'autres chefs d'hôpitaux malgaches, le manque de moyens et surtout d'oxygène pour soulager les malades nous apprend Midi-Madagascar.