Covid-19 : très forte hausse des décès en début d’année à La Réunion

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Centre funéraire de Prima Saint-Denis Columbarium
©Jean-Paul Melade (Réunion la 1ère)
En janvier et février 2022, c’est à La Réunion que le Covid-19 a occasionné la plus forte hausse de la mortalité. Les taux d’incidence et d’hospitalisation pour cause d’infection au Covid-19 y sont aussi les plus élevés.

Le nombre de morts à La Réunion a augmenté de 62%  du 1er janvier au 14 février 2022 par rapport à la même période en 2019, soit 1 048 décès contre 647 précédemment. Cette hausse de la mortalité est très largement supérieure à la moyenne nationale, de + 6,3%, ou même qu’aux Antilles, entre 22% et 36% selon les départements.    

Surmortalité à l’hôpital et à domicile

Selon l’Insee, la moitié de ces décès sont survenus à l’hôpital ou en clinique privée, soit 529. Ce sont 217 décès de plus qu’en 2019. Une grande partie des personnes décédées à l’hôpital, positives au Covid-19, étaient fragiles puisqu’elles souffraient de comorbidités, telles que le diabète ou une maladie cardiovasculaire. A noter, entre mars 2020 et le 21 février 2022 à La Réunion, une comorbidité était indiquée sur 55% des certificats de décès faisant mention du Covid.  

Les décès à domicile représentent quatre décès sur dix. Leur nombre a augmenté de 161 sur la période du 1er janvier au 14 février, entre 2019 et 2022. La hausse du nombre de la mortalité s’explique notamment par la poursuite du vieillissement de la population, les générations nombreuses du baby-boom des années 1950 arrivent depuis quelques années à des âges plus élevés, indique l’Insee.    

Surmortalité chez les personnes de plus de 65 ans

La surmortalité concerne autant les 65-74 ans que les plus âgés, au-delà de 85 ans. Avec 345 décès de plus qu’en 2019, cette tranche d’âge concentre les neuf dixièmes de la hausse des décès observés à La Réunion entre 2019 et 2022.  

Pour les 25-49 ans, la hausse des décès est nettement moins forte, mais reste notable avec + 32%, soit 52 décès de plus qu’en 2019. D’une manière générale, la hausse des décès en début d’année est un peu plus marquée pour les femmes, + 74% par rapport à 2019, que pour les hommes, + 53%.