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Dérives sectaires : le combat d’une mère pour délivrer sa fille

religion
dérives sectaires 221119
©Réunion la 1ère
Emprise, manipulation, c’est ce qui est arrivé à une jeune femme restée sous l’influence d’un groupe religieux pendant 3 ans et demi. Aujourd’hui, elle a retrouvé sa liberté grâce à sa maman. La femme s’est battue pendant de longs mois pour la délivrer de ce groupuscule.
A 37 ans, sa fille décide de quitter La Réunion avec son mari et son bébé pour aller s’installer dans le Sud de la France. Une décision à laquelle sa mère, Marie, ne s’est pas opposée sachant sa fille en quête d’un développement spirituel.
 

De l’embrigadement à l’enfermement

Mais la femme décide de garder un lien fort. A chaque coup de fil cependant, sa fille coupe court aux conversations et maintient une distance, jusqu’au jour où elle rompt le lien. Marie comprend alors que son enfant est sous emprise psychologique.

Marie ne perdra pas courage et mènera son enquête jusqu’à provoquer une rencontre. A force d’écoute, de patience et de bienveillance, sa fille et son conjoint décideront de rentrer dans l’île et de reprendre le cours de leur vie.

Ecouter le témoignage de cette mère recueilli par Nadia Tayama et Alix Catherine.
©Reunion la 1ère
 

Les dérives sectaires

Ce témoignage intervient au moment où sort au cinéma le film " Les Eblouis " de Sarah Succo. La réalisatrice y évoque sa propre expérience au sein d’une communauté charismatique sectaire.

Camille Cottin y interprète le rôle d’une mère précipitant sa famille, et notamment sa fille de 12 ans, dans une secte religieuse.
 

La lutte contre ce phénomène serait-elle en danger ?

En France, plus de 500 000 personnes sont touchées par le phénomène sectaire, dont 60 à 80 000 enfants. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la Miviludes, est chargée d’analyser le phénomène, de le prévenir et de coordonner les actions d’aide aux victimes.

Jusque-là placée sous l’autorité du Premier ministre, elle sera rattachée au ministère de l’Intérieur à partir du 1er janvier 2020, et plus pércisément au Comité interministériel de prévention de la radicalisation et de la délinquance. Une " catastrophe " selon Georges Fenech, l’ex-président de la Miviludes de 2008 à 2012, tant le phénomène sectaire et celui de la radicalisation sont différents.
 
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