Des athlètes comoriens en fuite à La Réunion : un appel lancé pour qu’ils se manifestent auprès des autorités

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Conférence de Said Larifou
Conférence de Said Larifou ©Géraldine Blandin
Des dizaines de sportifs comoriens sont dans la nature depuis leur arrivée à La Réunion il y a plus de trois semaines. Venus pour participer à un tournoi de handball, ils ont pris la fuite. Un appel est lancé pour qu’ils se manifestent auprès des autorités.

Ce vendredi 22 juillet, plusieurs membres de la diaspora comorienne se sont réunis pour appeler de jeunes athlètes à regagner leur pays.

L’avocat Said Larifou lance un appel "à la responsabilité". Il demande aux jeunes athlètes comoriens en fuite à La Réunion de se manifester auprès autorités. "C’est un appel que je lance à mes jeunes compatriotes pour les aider à retourner au pays", explique-t-il.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

Athlètes comoriens : une ONG lance un appel à la responsabilité

Venus pour un tournoi de handball

Lors de la coupe des clubs champions de Handball de l’Océan Indien en juin dernier, une cinquantaine athlètes comoriens sont venus en déplacement à La Réunion. La délégation est arrivée à l’aéroport Roland Garros le 29 juin et les athlètes avaient un visa jusqu’au 12 juillet.

Depuis, leur visa est expiré. Ils sont en situation irrégulière dans le département et l’affaire fait grand bruit aux Comores.

Menacés d’expulsion

Sous la menace d'une expulsion, la fin de la fuite est l'option la plus raisonnable selon l'avocat, Said Larifou.

Certains des joueurs n’auraient pas participé à la compétition et auraient pris la poudre d’escampette dès leur descente d’avion. Les sportifs s’étaient engagés par courrier à retourner à Moroni à la fin du tournoi.

"Une remise en cause de l’intégration"

"Nous devons les rencontrer, les aider, leur faire comprendre qu’à La Réunion, il y a un équilibre social, culturel, qu’il ne faut pas remettre en cause, tout comme l’intégration des comoriens qui sont légalement établis ici car ça pourrait aussi se retourner contre eux", estime Said Larifou.

Selon lui, ces jeunes ont fui leur pays pour "fuir le régime dictatorial du président Azali Assoumani".

Toujours selon Said Larifou, "la plupart des sportifs seraient repartis vers l’archipel, et seule une minorité seraient encore dans l’île".