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"Emmanuel Macron : ce n’était pas forcément son tour", estime François Hollande en visite à La Réunion

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En visite durant deux jours à La Réunion, l’ancien président de la République a accordé à un entretien à Jean-Marc Collienne sur Réunion La 1ère
En visite à La Réunion, l’ancien président de la République a accordé à un entretien à Jean-Marc Collienne sur Réunion La 1ère ©REUNION LA 1ERE
En visite durant deux jours à La Réunion, l’ancien président de la République a accordé à un entretien à Jean-Marc Collienne sur Réunion La 1ère. François Hollande revient sur sa politique et celle de son successeur, Emmanuel Macron.
Après avoir occupé une fonction aussi importante que celle de Président de la République, pas facile de venir en tant que simple citoyen à La Réunion. François Hollande a donc décidé de revenir sur l’île en tant que président de la Fondation "La France s’engage".

Pour l’ancien chef de l’Etat, cette initiative permet "de travailler et penser aux autres, pas seulement penser à soi". "Nous sommes plus forts ensemble. Une initiative qui va partir de quelques-uns peut être utile à tous, affirme François Hollande qui essaie "de le montrer avec la fondation".

Regardez ci-dessous l'intégralité de l'entretien :  

"Si j’avais été là en 2017, le résultat aurait sûrement été différent"

Officiellement, le président de la République souhaite parler uniquement de sa fondation. En réalité, difficile d’éviter les questions politiques. En 2012, 71 % des Réunionnais avaient voté pour François Hollande. Pourtant lors de l’élection présidentielle en 2017, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise est arrivé en tête du premier tour à La Réunion, devant Marine Le Pen, présidente du Front National.
 

Je n’étais pas là en 2017. Si j’avais été là, le résultat aurait sûrement été différent. Il y a eu une forme de désespoir de ne pas trouver une vie politique qui soit à la hauteur de ce que La Réunion peut espérer.


"Nous savons de quoi se nourrissent les extrêmes, poursuit l’ancien chef de l’Etat. Je pense notamment à l’extrême droite qui se nourrit du manque de perspective de beaucoup de jeunes. Hors durant tout mon quinquennat, j’ai donné la priorité à la jeunesse : aussi bien pour les emplois aidés, les universités et les réseaux d’entreprises".
 

Emmanuel Macron, "ce n’était pas forcément son tour"

L’ancien chef de l’Etat n’est pas tendre avec son successeur, Emmanuel Macron. "Il a pu devenir président, car il y a eu un vide, un vide à droite et un vide à gauche, affirme François Hollande. Ce n’était pas forcément son tour, je pense qu’il a saisi les circonstances, mais la responsabilité est d’abord celle des partis de droite et de gauche, qui malgré les primaires, n’ont pas su donner de perspectives au pays".
 
En visite durant deux jours à La Réunion, l’ancien président de la République a accordé à un entretien à Jean-Marc Collienne sur Réunion La 1ère.
En visite durant deux jours à La Réunion, l’ancien président de la République a accordé à un entretien à Jean-Marc Collienne sur Réunion La 1ère. ©Nathalie Rougeau
 

A nouveau candidat ?

François Hollande sera-t-il à nouveau candidat à la présidence de la République ? "C’est en évoquant ce type de scénario que l’on fait perdre à la parole son crédit", estime l’ancien chef de l’Etat.

Après une conférence de presse et la visite d’un chantier d’insertion à Saint-Paul, François Hollande est allé dédicacer son ouvrage à la FNAC de Sainte-Marie. Depuis la sortie de son livre "Les leçons du pouvoir", l’ancien chef de l’Etat échange avec les Français lors ces séances de dédicaces. "Les gens constatent le manque, le vide encore aujourd’hui. Beaucoup sont inquiets de l’avenir et ils se tournent vers des personnalités qui ont exercé le pouvoir", remarque François Hollande.
 

Mon rôle est de leur donner des explications, mais aussi mes inquiétudes sur l’avenir. Je ne vais pas leur dire que je suis à leur disposition, car ce n’est pas une seule personne qui va régler les problèmes du pays.


Regardez ci-dessous le reportage de Marie-Ange Frassati et Jacques Payet : 
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