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Emmaüs-Réunion dénonce la « politisation » de l’activité sociale et solidaire

Alors qu’Emmanuel Macron présente ce jeudi son plan anti-pauvreté, le directeur d’Emmaüs-Réunion affiche ses doutes sur la capacité du chef de l’Etat à casser son image de président des riches. Bernard Grondin était l’invité de la matinale sur Réunion La 1ère radio.

Bernard Grondin © Philippe Dornier
© Philippe Dornier Bernard Grondin
  • Philippe Dornier
  • Publié le , mis à jour le
En dévoilant ses mesures en faveur des plus démunis, Emmanuel Macron va-t-il redorer son blason ? « Y’a du boulot » estime Bernard Grondin, faisant référence à l’expression ‘‘pognon de dingue’’ utilisée par le président de la République au sujet des aides sociales. « Ça fait mal d’être stigmatisé, de s’entendre dire qu’il y a trop d’argent dépensé pour aider les personnes en souffrance à rester en vie. »

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Autre raison de douter qu’Emmanuel Macron se débarrasse de l’étiquette de président des riches : « Toutes les annonces jusqu’à maintenant prouvent le contraire » assène le directeur d’Emmaüs-Réunion. « L’année dernière par exemple, le rabotage sur les contrats aidés a été un coup de massue. »
 
Comme Emmaüs-Réunion, les associations accompagnant un public fragile pourraient perdre la main, selon Bernard Grondin : « Le problème, c’est qu’il y a de plus en plus une politisation de l’activité sociale et solidaire. Est-ce que le politique n’a pas encore une fois l’envie de remettre la main sur un schéma qui fonctionne bien et qui a toute sa noblesse ? »

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