En pleine saison des goyaviers, des producteurs se mettent à la livraison pour écouler les fruits

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Goyaviers
©Daniel Fontaine
La saison des goyaviers est lancée alors que La Réunion est confinée. Des producteurs de l’île ont décidé de se lancer dans la livraison des fruits. Producteur à la Plaine-des-Palmiste, Mickäel a livré 100 kilos de goyaviers ce dimanche. Reportage.
 
Les Réunionnais sont privés de cueillette de goyaviers cette année. Alors que la saison bat son plein, l’île est confinée. Impossible de se rendre dans les Hauts pour récolter les fruits dans les arbres. Mais vous pourrez toutefois en déguster. Pour écouler leurs goyaviers, certains producteurs proposent désormais des livraisons à domicile.
 

Le succès de la livraison

"J’ai contacté mes clients qui ont l’habitude de venir en début de saison en leur disant qu’ils ne pourraient en raison du confinement, mais que je proposais la livraison en domicile, explique Mickaël Delattre qui possède un verger à la Plaine des Palmistes. En deux jours, j’ai rempli mon carnet pour deux semaines".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :
Pour éviter le gaspillage, il y a des livraisons de goyaviers.
 

100 kilos de goyaviers livrés

Ce dimanche matin, Mickaël était sur les routes de l’Est pour livrer près de 100 kilos de goyaviers. Il s’est d’abord arrêté à Sainte-Anne où l’attendait Valérie. "Je suis consciente du travail que ça représente pour ces producteurs, alors je me suis déplacée un petit peu pour le retrouver", explique Valérie. Mickaël a ensuite poursuivi ses livraisons de goyaviers jusqu’à Bras-Canot pour rejoindre Josselin.
 

La cueillette de Pâques

"Tous les ans, je vais chercher un, deux ou trois seaux de goyaviers chez lui, pour moi c’est une habitude", explique Josselin. A chaque week-end de Pâques, Mickaël Delattre avait instauré une tradition : ouvrir son verger pour permettre à chacun de venir cueillir ses goyaviers.

Cette année, il s’est organisé pour écouler sa production. Il reprendra ses livraisons mardi prochain dans le sud sauvage, en attendant de pouvoir à nouveau ouvrir son verger.