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Enquête d'opinion : que pensent les Réunionnais du mouvement des Gilets Jaunes dans l'île ?

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©Imaz Press
Une enquête d’opinion a été menée à La Réunion du 26 novembre au 6 décembre pour savoir si les Réunionnais étaient favorables au mouvement des Gilets Jaunes, mais aussi aux barrages. Que faut-il en retenir ?
Plus de 1 000 personnes ont été interrogées par téléphone pour établir cette enquête d’opinion en pleine crise sociale à La Réunion. L’enquête a été menée en deux temps, d’abord du 26 au 30 novembre, puis du 1er au 6 décembre.
 

9 sur 10 favorables au mouvement

Sur la première période, 87 % des Réunionnais se disaient favorable au mouvement des Gilets Jaunes dont 46% très favorable. Ils étaient 13% a déclaré y être défavorable. Sur la seconde période, à partir du 1er décembre, ils étaient 88 % à être favorable au mouvement, contre 12 % défavorable.

"Une grande majorité est solidaire des revendications sociales, toutes classes d’âges confondues, toutes catégories sociales, mais aussi tous endroits de l’île, remarque Philippe Fabing, spécialiste des études d’opinion à La Réunion. Presque la moitié des Réunionnais y étaient même très favorables, et quasiment 9 sur 10 favorable. On voit que la question de la vie chère transcende la société réunionnaise".


70 % veulent arrêter les blocages

Depuis le 1er décembre, le niveau de soutien n’a pas bougé, en revanche, sur la question des barrages, tout le monde n’est pas d’accord. Sur la première période, du 26 au 30 novembre, 47% des Réunionnais souhaitaient poursuivre les blocages, contre 51 % qui voulaient les arrêter. La moitié pour et l’autre moitié contre.

Cependant depuis le 1er décembre, les opinions divergent. "Depuis le départ de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, le 1er décembre, 70 % des Réunionnais veulent arrêter les blocages", analyse Philippe Fabing, spécialiste des études d’opinion à La Réunion.  

Il faut prendre en compte l’accumulation de plus de 15 jours de blocage, mais aussi les discours de la ministre des Outre-mer. "Il y a eu des débuts de pistes de réponses", rappelle Philippe Fabing. Le retour à la vie normale a aussi du contribuer à la volonté d’arrêter les barrages.

 
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