Hausse des prix : les samoussas n’échappent pas à la crise

consommation
Picnic péï : famille Doxiville, samoussas
©Réunion 1ère
Incontournable de la cuisine réunionnaise, ce petit triangle garni et frit se vend à petits prix. Mais avec les crises successives et leurs conséquences, la hausse des prix n'épargne pas les samoussas. Sur le marché du Chaudron, ils s'affichent désormais à près de 50 centimes l'unité.

Avec l’augmentation des prix des matières premières depuis plusieurs semaines, difficile de ne pas finir par répercuter cette hausse. Cette fois, ce sont les samoussas qui en font les frais, ou plutôt ceux qui en sont amateurs.    

Pénurie d’huile et hausse des prix des légumes

La guerre en Ukraine a impacté les prix de produits tels que l’huile, ingrédient indispensable à la cuisson de ces petits triangles frits. Le prix de la viande, avec les difficultés d’approvisionnement par voie maritime, ou encore des légumes, après une saison des pluies destructrice pour les cultures, sont aussi responsables de la hausse du prix des samoussas.  

Et ce n’est pas tout, " tout augmente, le poulet, la crèmerie, le gaz, les assurances, le Smic, tout ", déplore Franck, du relais créole, lui aussi contraint d’augmenter ses prix de 10 centimes.  

D’ordinaire vendus entre 10 et 30 centimes d’euros, les samoussas s’affichent ce dimanche matin à 40 ou 50 centimes sur le marché du Chaudron à Saint-Denis.

Diminuer les marges ne suffit plus

Vendredi, le président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de La Réunion confirmait l’impact de la crise ukrainienne, notamment, sur les entreprises artisanales réunionnaises. Certains secteurs, comme l’alimentation, sont plus touchés, c’est ce que révèle l’enquête menée par la chambre.  

Deux tiers des entreprises impactées doivent notamment faire face à des augmentations de coûts de production. Le prix de l’huile a bondi de 50%, celui du beurre de 32%, la farine de 31% ou encore la viande de 33%.  

Nécessairement, cette hausse se répercute sur le prix de vente des produits. Beaucoup d’artisans ont d’abord diminué leurs marges, mais la moitié déclare tout de même avoir dû augmenter leurs prix.