Incendie au Maïdo : la piste criminelle n’est pas écartée, un appel à témoins lancé par la gendarmerie

incendies
Dispositif au Maïdo incendie
Dispositif au Maïdo incendie ©Delphine Poudroux
Aucune piste n’est écartée dans l’enquête qui a été ouverte afin de déterminer l’origine de l’incendie qui sévit depuis vendredi dernier au Maïdo. Les investigations ont été confiées aux gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Paul qui lancent un appel à témoins.
A l’heure actuelle, aucune piste particulière ne se dégage s’agissant de l’origine de l’incendie qui ravage le Maïdo depuis maintenant quatre jours. Une enquête a été ouverte et celle-ci a été confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Paul.

Ces derniers se trouvaient hier lundi au Maïdo en compagnie d’un spécialiste du SDIS qui a pu identifier avec eux deux points de départs de feu. Impossible pour autant de se prononcer catégoriquement sur ce qui a pu provoquer cet incendie.

La piste criminelle n’est pas écartée, mais la thèse accidentelle est également plausible, selon les déclarations d’une source proche de l’enquête.  La gendarmerie lance aujourd’hui un appel à témoins dans le cadre de l'enquête en cours. Le voici ci-dessous :

"Appel à témoins dans le cadre de l'incendie en cours au Maïdo :

Dans la nuit du vendredi 06 au samedi 07 novembre 2020, un incendie particulièrement violent touche la zone du Piton Maïdo au niveau des parkings donnant accès au belvédère (terminus de la route forestière N°08).

Dans le cadre de l'enquête de gendarmerie en cours, toute personne ayant pu se trouver dans cette aire géographique, dans des conditions de temps proches de celles mentionnées ci-dessus, est invitée à contacter la communauté de brigades de Saint-Paul.

Contact :
- Brigade de proximité de SAINT PAUL, camp de l'Etang, Rue Olive Lemarchand : 0262 45 45 45"

Dès le week-end dernier, les deux personnes ayant donné l’alerte aux pompiers dans la nuit de vendredi ont été entendues par les gendarmes. Les enquêteurs étudient parallèlement les profils de pyromanes déjà connus de la justice.

"On sait à peu près qui pourrait être tenté de mettre le feu, indiquait le procureur de Saint-Denis Eric Tufféry hier matin dans la matinale de Réunion La 1ère radio. C’est du travail de renseignement qui est propre à tout service de police et de gendarmerie. Il y a différents profils de pyromanes, mais on a tous les jours des informations qui nous sont remontées sur des individus qui pourraient dans certaines conditions être tentées de mettre le feu".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :