Injures raciales : Brigitte Bardot devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis en juillet prochain

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Brigitte Bardot.
Brigitte Bardot. ©ERIC FEFERBERG / AFP
Dans une lettre adressée au préfet de La Réunion en mars 2019, Brigitte Bardot avait dénoncé l'errance animale et s'en prenant violemment aux Réunionnais. Suite à ses propos, Brigitte Bardot sera convoquée devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, en juillet, pour injures raciales.
Suite à ses propos, Brigitte Bardot sera renvoyée devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour injures raciales. Son collaborateur sera appelé également à l’audience pour le même délit. Le procès devrait se tenir en juillet prochain. La décision a été prise par le Parquet ces dernières heures.
 

Un an de prison et 45 000 euros

Ce procès fait suite aux propos tenus par Brigitte Bardot en mars 2019. Dans une lettre adressée au préfet de La Réunion, elle avait dénoncé l'errance animale. Elle s'en prenait violemment aux Réunionnais et affirmait qu'ils ont des "des gènes de sauvages" et des "réminiscences de cannibalisme".

Brigitte Bardot risque un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Son collaborateur risque également la même peine.
 

"L’île du diable"

En interpellant le préfet sur la maltraitance animale dans l'île, Brigitte Bardot décrivait La Réunion comme "l'île du diable". Elle qualifiait les Réunionnais d'"autochtones" qui "ont gardé leurs gênes de sauvages". 
 
Dès les premières lignes, Brigitte Bardot expliquait qu'elle était "débordée, envahie par des lettres dénonçant la barbarie que les Réunionnais exercent sur les animaux". "Cette île qu’ils appellent "l’île du diable " est la seule parmi tous les départements et territoires d’outre-mer français qui continue à se conduire aussi sauvagement avec les animaux", écrivait la fondatrice de l'association qui porte son nom. Brigitte Bardot demandait au préfet d'agir. Elle ajoutait : "Les autochtones ont gardé leurs gênes de sauvages, mais les lois françaises sont faites pour être respectées et c’est votre fonction de les mettre en applications".
 

"Des réminiscences de cannibalisme"

Brigitte Bardot s'en prenait aux Réunionnais et au préfet en dénonçant "la cruauté envers les animaux, le manque de soin, l'errance animale", alors que "vous autorisez les fêtes indiennes Tamoul avec décapitations de chèvres et boucs en offrandes à leurs Dieux et dont les abats jetés à la mer attirent les requins… d’où les attaques !" Et d'ajouter : "tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés et devraient être interdites".
 
En conclusion de ce courrier, Brigitte Bardot allait encore plus loin : "j’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore, des risques que prennent les êtres humains qui tentent au péril de leurs vies de sauver des chiens, des chats pris pour cible par une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches".

Elle demandait au préfet de "faire preuve de courage" et de "rendre à cette île démoniaque un peu de l’humanité qu’elle a perdue".
 

Réactions

Sur les réseaux sociaux, les réactions ne s'étaient pas faites attendre. La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, ainsi que le préfet de La Réunion avaient déposé plainte.